Le prince héritier jordanien Hussein Ben Abdallah a invité jeudi l’ONU à agir pour éviter que les jeunes « ne tombent dans les ténèbres de l’extrémisme ou dans les pièges tendus » par les recruteurs de groupes terroristes.

Le prince présidait un débat sur ce thème au Conseil de sécurité des Nations unies. En préambule, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a noté qu’à 21 ans à peine, il était le plus jeune dirigeant à présider une réunion du Conseil.

Les jeunes sont les premières recrues, volontaires ou forcées, et parmi les principales victimes des groupes extrémistes et terroristes, a souligné le prince. La pauvreté et le chômage – avec des millions de jeunes sans emploi et 14 millions déplacés ou réfugiés dans le monde — « ainsi que l’ignorance et le relâchement des liens familiaux créent un terrain fertile pour les pensées extrémistes et les sombres idées », a-t-il déclaré.

« Nous devons gagner les esprits et les cœurs », a encore affirmé le prince héritier, car en utilisant internet, dont les jeunes sont les plus grands utilisateurs, « les idéologies des ténèbres peuvent s’insinuer là où les armées ne peuvent pas ».

La Jordanie va accueillir en août la première conférence internationale sur le rôle de la jeunesse dans la lutte contre l’extrémisme, a-t-il annoncé.

Cette conférence, en partenariat avec l’ONU, aura pour thème « le rôle de la jeunesse pour assurer une paix durable » et vise « à renforcer les capacités des jeunes à lutter contre l’extrémisme et le terrorisme ».

Ban Ki-moon a de son côté souhaité que les jeunes participent davantage aux négociations de paix. « Ils souffrent en première ligne des combats mais on les retrouve rarement dans les salles où la paix se décide, a-t-il dit. « Je souhaite que la jeunesse obtienne un siège à la table des négociations ».