Le rabbin, Lord Jonathan Sacks, l’ancien grand rabbin des Congrégations hébraïques unies du Commonwealth, a reçu le prix Templeton.

Sacks, 67 ans, a écrit plus de deux dizaines de livres qui visent à apporter une introspection spirituelle au grand public. Il a passé des décennies à revitaliser la communauté juive de Grande-Bretagne au cours de son mandat en tant que grand rabbin entre 1991 et 2013.

Sacks a toujours été un ardent défenseur de la tolérance religieuse et sociale tout au long de sa carrière. Son livre le plus récent, « Pas au Nom de Dieu : Se confronter à la violence religieuse », fait valoir que la violence au nom de Dieu est exactement le contraire de ce que n’importe quel dieu attendrait de ses fidèles :

« Trop souvent, dans l’histoire de la religion, les gens ont tué au nom du Dieu de la vie, ont fait la guerre au nom du Dieu de la paix, détestaient au nom du Dieu d’amour et ont pratiqué la cruauté au nom du Dieu de la compassion. Lorsque cela se produit, Dieu parle, parfois avec une petite voix presque inaudible sous la clameur de ceux qui prétendent parler en son nom. Ce qu’il dit dans ces moments là est ‘pas en mon nom’ ».

Chief Rabbi Lord Jonathan Sacks escorts Prince Charles at his farewell dinner (photo credit: John Rifkin/courtesy)

Chief Rabbi Lord Jonathan Sacks escorts Prince Charles at his farewell dinner (photo credit: John Rifkin/courtesy)

Sacks, qui a été fait chevalier par la reine Elizabeth II en 2005 et qui a reçu une pairie à vie à la Chambre des Lords britannique en 2009, est aussi un ardent défenseur de la compatibilité de la science et de la religion, que certains considèrent comme étant mutuellement exclusifs, rejoignant Isaac Newton.

« La science dissèque les choses pour voir comment elles fonctionnent. La religion met les choses ensemble pour voir ce qu’ils signifient », a-t-il décrit dans son livre « The Great Partnership : Science, Religion, and the Search of Meaning » [« Le grand partenariat : la science, la religion et la recherche d’un sens »].

Le Prix Templeton, selon le site Web qui lui est consacré, « honore chaque année une personne vivante qui a apporté une contribution exceptionnelle à l’affirmation de la dimension spirituelle de la vie, que ce soit par la perspicacité, la découverte, ou des travaux pratiques ».

Le prix est considéré comme la pierre angulaire de la fondation John Templeton, une organisation philanthropique consacrée à la transmission et au financement des découvertes « concernant les grandes questions du but de la vie humaine et de la réalité ultime ».

Le prix est l’une des plus grandes récompenses annuelles du monde accordées à une personne, d’une valeur d’1,1 million de livres. John Templeton définit la valeur du prix pour qu’elle dépasse celle du prix Nobel afin de souligner sa conviction que les découvertes relatives aux questions spirituelles peuvent être plus précieuses que celles des « autres activités humaines ».

L’an dernier, le prix a été décerné à Jean Vanier, un philosophe catholique qui a fondé le réseau international de L’Arche des communautés pour les personnes handicapées qui vivent aux côtés de ceux qui les aident. Mère Teresa a été la première récipiendaire de ce prix en 1973.