Le procès des dirigeants et députés du parti néonazi grec Aube dorée, qui a débuté lundi près d’Athènes, a été suspendu deux heures après son ouverture pour des raisons de procédure et devrait reprendre le 7 mai, a-t-on appris de source judiciaire.

L’audience a été ajournée car l’un des 69 accusés de ce procès fleuve n’avait pas d’avocat.

Le fondateur d’Aube Dorée, Nikos Michaloliakos, et la plupart des autres députés du parti ont choisi de ne pas se présenter à l’ouverture de l’audience mais de se faire représenter par leurs avocats devant le tribunal spécialement aménagé au sein de la prison de Korydallos.

Nikos Michaloliakos et son bras droit Christos Pappas devaient comparaître libres, après avoir effectué jusqu’à fin mars 18 mois de détention provisoire. D’autres cadres du parti actuellement incarcérés, dont son porte-parole Ilias Kasidiaris, ne se sont pas présentés devant le tribunal composé de trois juges.

Une quarantaine des 69 accusés, membres ou sympathisants d’Aube dorée, étaient présents et un seul des 13 députés du parti cités à comparaître s’estprésenté au tribunal, selon un décompte de l’AFP.

A l’extérieur de la prison, plusieurs centaines de personnes – 2 000 selon les organisateurs – se sont rassemblées à l’appel du mouvement antiraciste pour demander « la condamnation des assassins néonazis ».

Le procès des responsables du parti doit décider si cette formation, entrée au parlement en juin 2012, s’apparente à une « organisation criminelle » qui a multiplié les agressions contre les immigrés ces dernières années.

Le parti Aube dorée est arrivé en troisième position aux élections législatives du 25 janvier et a fait élire 17 députés.