Le procureur argentin Ricardo Sáenz a déclaré au juge de la cour pénale que le procureur spécial Alberto Nisman avait été assassiné, et a appelé les autorités fédérales à enquêter sur l’incident.

Nisman enquêtait sur l’explosion d’une bombe en 1994 à l’AMIA (l’association mutuelle israélo-argentine) qui avait fait 85 morts et avait traumatisé la communauté juive. Il avait identifié le terroriste kamikaze du Hezbollah et lié l’attentat à l’Iran, et devait témoigner contre la présidente de l’époque, Cristina Fernandez de Kirchner, qui aurait couvert la responsabilité iranienne. La veille de son témoignage, Nisman avait été retrouvé mort dans son appartement de Buenos Aires.

Le procès de Nisman accusait le gouvernement d’avoir établi un « canal de communication parallèle » avec l’Iran afin de « transmettre et mettre en place les ordres établis par la présidente [Kirchner] et, de cette manière, d’atteindre des objectifs illégaux », y compris l’établissement de relations commerciales.

Son décès avait été découvert quelques heures avant qu’il ne doive présenter les preuves aux députés argentins au Parlement national. Il avait été retrouvé mort dans son appartement, un pistolet calibre 22 à ses côtés, et les associés de Kirchner avaient déclaré que sa mort était un suicide.

La fille de Nisman a salué l’annoncé du procureur argentin Sáenz, déclarant que jusqu’à présent il n’y avait pas eu un seul fonctionnaire judiciaire qui n’ait accepté l’hypothèse du meurtre de Nisman, a annoncé le site d’informations Infobae.

Alberto Nisman (Crédit : capture d'écran YouTube)

Alberto Nisman (Crédit : capture d’écran YouTube)