Le programme de Macron soutient la solution à deux états
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Le programme de Macron soutient la solution à deux états

"La sécurité d’Israël est pour nous un principe intangible, de même que la légitimité de l’Etat palestinien," annonce le programme enfin dévoilé du candidat d'En Marche !

Emmanuel Macron, ancien ministre français de l'Economie, annonce sa candidature à l'élection présidentielle à Bobigny, le 16 novembre 2016. (Crédit : Philippe Lopez/AFP)
Emmanuel Macron, ancien ministre français de l'Economie, annonce sa candidature à l'élection présidentielle à Bobigny, le 16 novembre 2016. (Crédit : Philippe Lopez/AFP)

Jeudi 2 mars, Emmanuel Macron a dévoilé un programme attendu de ces partisans autant que par ses détracteurs.

« Nous réconcilions dans ce projet la liberté et la protection, c’est depuis le début un fil rouge », a affirmé M. Macron en présentant son « contrat avec les Français » devant plus de 300 journalistes. « La France est un pays irréformable. Mais nous ne proposons pas de le réformer. Nous proposons une transformation complète », a-t-il dit.

Libéral et protecteur, selon les maîtres-mots habilement mis en avant pour étayer son positionnement ni-droite ni gauche, le candidat d’En Marche ne fait pas de la politique internationale son cheval de bataille. Alors que son programme pour la France se veut révolutionnaire, ses réponses aux enjeux internationaux restent prudentes.

« Je souhaite mettre en œuvre une diplomatie claire et résolue, dans la tradition gaulliste et mitterrandienne, pour faire de la France une puissance indépendante, humaniste et européenne » a déclaré Macron qui regrette que « depuis 15 ans notre influence dans le monde a diminué. Il faut être lucide (…) ce constat est tangible partout ».

A propos d’Israël

« La sécurité d’Israël est pour nous un principe intangible, de même que la légitimité de l’Etat palestinien. Nous devrons rechercher les conditions d’une paix juste et durable, qui permette aux deux Etats de coexister en sécurité ».

Quelques mots seulement, trois lignes. Des proportions qui peuvent présager d’une normalisation de la représentation de ce conflit.

Emmanuel Macron avait, au fil de plusieurs déclarations, esquissé les contours de son rapport à Israël.

Plus tôt dans l’année un signal, volontaire ou non, avait été envoyé aux partisans anti-israël du BDS. Lors de protestations faisant suite à la Loi Travail, un homme portant un maillot arborant le slogan « Free Palestine » avait abordé Emmanuel Macron, qui lui avait alors répondu : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre T-Shirt ! ». Une remarque qui fait écho à une prise de position plus récente.

Il y a quelques semaines, lors d’un déplacement au Liban Emmanuel Macron déclarait : « Le boycott d’Israël a été condamné par la France et il n’est pas question de revenir là-dessus ». Le candidat, qui s’exprimait depuis l’École supérieure des Affaires (ESA) rappelait que la Cour de Cassation avait jugé l’appel au boycott illégal en 2015.

Alors ministre de l’Économie, en visite en Israël, il affirmait sa volonté d’intensifier les relations commerciales franco-israéliennes notamment dans le secteur de l’énergie : « j’ai fait part de notre volonté, au travers des entreprises françaises, de participer à l’ouverture du marché du gaz en Israël ».

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