L’envoyé du Qatar à Gaza a déclaré mardi, aux côté de Nicholai Mladenov, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour les Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, que Doha était décidé à financer des projets dans la bande de Gaza dirigée par le groupe terroriste du Hamas, malgré les pressions de l’Arabie saoudite et ses alliés qui l’accusent de soutenir des groupes extrémistes.

Prenant la parole à Gaza aux côtés d’un haut responsable de l’ONU, Mohammed al-Amadi a déclaré que le Qatar continuerait à financer des projets à Gaza, en dépit du « siège » qui lui est imposé par ses adversaires depuis plusieurs semaines.

« Nous sommes venus vous assurer que nous avons soutenu et continuerons à soutenir le peuple palestinien assiégé et que nous poursuivrons le processus de reconstruction », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le mouvement terroriste palestinien du Hamas a pris le pouvoir par la force en juin 2007 à Gaza, arrachant le contrôle du territoire palestinien aux forces du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dont l’Autorité palestinienne contrôle la Cisjordanie.

Après ce coup de force, Israël a imposé un blocus à la bande de Gaza.

« La politique du Qatar est de soutenir le peuple et le gouvernement officiel. Nous ne soutenons pas le Hamas, nous soutenons le Hamas comme faisant partie du peuple palestinien », a souligné M. Amadi.

Le 5 Juin, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu toutes leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer des groupes extrémistes, dont le Hamas.

Le mouvement islamique est considéré comme un groupe terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël.

Le Qatar a promis un milliard de dollars pour la reconstruction de Gaza après la guerre de 2014 avec Israël, plus importante promesse de don émanant d’un seul pays.