Le roi Felipe VI d’Espagne, en visite mardi à Beyrouth, a rappelé « l’engagement ferme » de son pays à soutenir la paix au Liban où un soldat espagnol a été tué en janvier par des tirs israéliens.

Le Liban est un « pays qui a beaucoup souffert dans son histoire récente et pour lequel l’Espagne souhaite un avenir de paix », a déclaré le monarque espagnol devant la communauté espagnole de Beyrouth, dans un discours transmis par la Maison royale.

Felipe VI, qui a souligné « l’identité méditerranéenne commune » des deux pays, devait ensuite rencontrer le Premier ministre libanais Tammam Salam qui a organisé un dîner en son honneur.

Mercredi, le roi Felipe VI devrait se rendre à la base Miguel de Cervantes à Marjayoun, dans le sud du Liban, où il rencontrera les soldats espagnols déployés à la frontière avec Israël, au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

C’est sur cette base qu’un soldat espagnol de 36 ans, Francisco Javier Soria Toledo, avait été tué fin janvier lorsque la Finul a été prise entre une attaque du mouvement chiite libanais Hezbollah et des bombardements israéliens.

Treize soldats espagnols sont morts en mission au Liban.

« Par ma présence sur la base, j’entends montrer notre solidarité à tous les compagnons du caporal Francisco Francisco Javier Soria Toledo. Il restera toujours dans notre mémoire », a assuré Felipe VI.

« Nous continuerons à appuyer les forces libanaises au travers de notre participation dans la Force intérimaire des Nations unies au Liban », a ajouté le roi.

Des sources de sécurité israéliennes ont reconnu mardi que le caporal espagnol avait été victime de tirs israéliens.

Interrogé par l’AFP, l’armée israélienne a répondu dans un communiqué que le bombardement du bâtiment de la Finul était « un incident regrettable ».

Déployée pour surveiller la frontière israélo-libanaise, la Finul compte 10.274 membres venus 36 pays, dont près de 600 espagnols.