Le salaire mensuel minimum sera augmenté de 300 shekels mercredi suite à une décision pré-électorale d’augmenter la somme mensuelle actuelle qui s’élève à 4 200 shekels – un salaire perçu par 600 000 travailleurs en Israël.

Le syndicat Histadrut et des représentants des entreprises se sont accordés pour augmenter le salaire minimum du secteur privé à 4 650 shekels à partir du 1er avril. Le salaire minimum sera de nouveau augmenté de 175 shekels dans les 18 mois, et un an plus tard il y aura une autre augmentation de 175 shekels. Suite à ces augmentations, le salaire minimum atteindra 5000 shekels d’ici décembre 2017.

La décision a été prise par l’ancienne Knesset. Il est peu probable toutefois que le nouveau ministre des Finances, Moshe Kahlon, qui est entré à la Knesset après une campagne basée sur les questions sociales, interfère dans le processus en trois étapes, affirme la Deuxième chaîne.

Avi Nissenkorn, le président de la Histadrut, a salué cette décision comme une aubaine pour les travailleurs et pour la productivité globale.

« C’est un moment historique pour l’économie et la société d’Israël. C’est un mouvement qui vise à accroître la productivité en Israël – qui est de 23 % inférieure à la moyenne de l’OCDE, et il y a une corrélation significative entre le niveau de la productivité et le niveau des salaires. En effet, les salaires en Israël sont de 25 % inférieurs à la moyenne de l’OCDE », a déclaré Nissenkorn lundi, selon le quotidien économique Globes.

« Nous sommes en train de changer la vie de 700 000 familles à travers Israël. C’est un changement social (…) », s’est-il réjoui.

Malgré cela, les entreprises et les organisations craignent de ressentir l’augmentation de salaire dans leurs propres poches – le pic d’augmentation devrait coûter aux employeurs 9 milliards de shekels par an quand les nouveaux salaires entreront en vigueur, révèle Globes, qui cite une source anonyme.

Une autre proposition visant à augmenter le salaire minimum à 5 400 shekels d’ici janvier 2018 était étudiée par les responsables de l’organisation syndicale et le ministère des Finances.