Le Cabinet a approuvé dimanche matin un plan visant à augmenter le salaire minimum en Israël pour atteindre 5 000 shekels (1098 euros) par mois d’ici janvier 2017.

Cette décision intervient suite à un accord signé la semaine dernière entre le gouvernement et la centrale syndicale Histadrout.

Selon l’accord, le salaire minimum sera augmenté en trois tranches : 4650 shekels (1022 euros) le 1er avril, 4825 shekels (1060 euros) le 1er août 2016 et 5 000 shekels le 1er janvier 2017.

La décision sera portée mercredi devant la Knesset lors d’une session spéciale, et sera votée dans le cadre d’un processus accéléré.

Dans leurs commentaires sur la proposition visant à augmenter le salaire minimum, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est également ministre intérimaire des Finances et le ministre de l’Economie Naftali Bennett ont dit que la mesure allait contribuer à minimiser les écarts sociaux en augmentant le revenu des familles des classes inférieure et moyenne.

Le chef de la Histadrout Avi Nissankorn a déclaré dimanche que « le gouvernement a donné aujourd’hui la validité finale aux accords conclus entre le syndicat et les employeurs ».

« Cette décision aura pour effet de contribuer à combler les écarts sociaux et à réduire les inégalités en Israël. En moins de trois mois, 700 000 familles pourront commencer à sentir la différence ».

Netanyahu a déclaré que l’augmentation du salaire minimum « renforçait l’État d’Israël et tous les secteurs de la société. »

« Nous avons augmenté le salaire minimum pour la première fois en 2011… maintenant nous l’augmentons à nouveau. Je pense que cela reflète notre volonté d’aider tous les segments de la société et je suis heureux que cela soit fait en accord avec les employeurs et les employés. C’est un exploit pour l’Etat d’Israël et nous en sommes très fiers ».

Suite à la décision, Yesh Atid a déclaré dans un communiqué qu’il « félicite le gouvernement pour sa décision d’augmenter le salaire minimum. Augmenter le salaire minimum est un pas dans la bonne direction, à la fois moralement et éthiquement, et a été formulé par [le chef du parti Yair] Lapid quand il a servi comme ministre des Finances, en collaboration avec des représentants de la Histadrout et les employeurs, et c’est dans le cadre de notre aspiration à combler les lacunes sociales comme en témoignent d’autres réformes que nous avons initiées ».