Le général James Mattis a été confirmé vendredi au poste de secrétaire à la Défense par le Sénat américain, premier membre de l’administration Donald Trump à recevoir le feu vert parlementaire.

L’ancien général du corps des Marines, âgé de 66 ans, qui est l’une des personnalités les plus consensuelles de l’administration Trump, a obtenu 98 voix pour et une contre.

Ce chef militaire respecté, qui a combattu en Irak et en Afghanistan, n’a pas eu à forcer son talent pour convaincre les sénateurs.

Alors que le président Trump inquiète beaucoup de responsables américains, démocrates ou républicains, par ses appels du pied à Moscou, le général Mattis les a rassurés en affichant sa méfiance à l’égard de la Russie.

Il a aussi rendu un hommage appuyé aux agences de renseignement, publiquement critiquées par le nouveau président.

Le président élu Donald Trump (à gauche) et James Mattis, général retraité du Corps des Marines et favori pour le poste de secrétaire à la Défense, à Bedminster, dans le New Jersey, le 19 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le président élu Donald Trump (à gauche) et James Mattis, général retraité du Corps des Marines et favori pour le poste de secrétaire à la Défense, à Bedminster, dans le New Jersey, le 19 novembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

« Nous comptons sur vous » pour « exprimer votre opinion, même si d’autres sont en désaccord avec vous, même si on veut que vous restiez silencieux », lui avait dit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Le général Mattis prend la barre d’une immense administration tentaculaire employant deux millions de personnes, dont 1,3 million de militaires en activité, et dont le budget annuel approche les 600 milliards de dollars.

La Maison Blanche version républicaine a publié sur son site un document exposant le cadre général de la politique de défense de Trump

Il veut ainsi « reconstruire l’armée américaine » en faisant sauter les coupes budgétaires automatiques qui limitent la croissance des dépenses.

« Nous ne pouvons laisser d’autres nations surpasser nos capacités militaires », indique l’exécutif américain.

Le président Trump veut également augmenter les capacités de la défense anti-missile américaine face aux menaces balistiques nord-coréenne et iranienne.

Il a promis aussi « des opérations agressives » avec les alliés des Etats-Unis contre le groupe terroriste Etat islamique et les autres « groupes terroristes islamiques radicaux ».