WASHINGTON – Le Sénat de Floride a largement voté mercredi une mesure qui cible les sociétés prenant part à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël.

Le groupe de défense d’Israël StandWithUs a décrit la loi, qui a été votée par 112 voix en faveur contre 2 voix opposées, comme la « législation anti-boycott la plus forte à ce jour » alors qu’ils saluaient les législateurs et appelaient le gouverneur de Floride Rick Scott à signer le projet de loi pour qu’il devienne effectif.

La présidente de StandWithUs Roz Rothstein a délivré un communiqué parlant du mouvement BDS comme d’un « dangereux front de guerre contre Israël » et une « propagande qui est conçue pour éroder le soutien à Israël, l’isoler comme un paria des nations, et rassembler des forces internationales pour délégitimer et finalement éliminer l’Etat juif. »

« Le mouvement, tout en étant anti-Israël, n’est ni pro-paix, ni pro-Palestinien, a-t-elle ajouté. Ses objectifs, s’ils réussissent, appauvriront les Palestiniens. Nous accueillons le fait que la Floride rejoigne l’Illinois et la Caroline du Sud dans le rejet de la campagne de boycott. »

L’année dernière, plusieurs autres états ont voté des législations similaires, comme l’Illinois et la Caroline du Sud. L’Illinois a ciblé plusieurs activités du BDS via les investissements – interdisant les investissements de l’état dans des entités qui boycottent Israël ou des entreprises israéliennes. La Caroline du Sud a fait la même chose via l’approvisionnement – interdisant à l’état de passer des contrats avec des entités engagées dans le boycott d’Israël.

Le projet de loi de Floride est la plus forte de toutes les mesures anti-BDS passées vie une législature d’état, selon Peggy Shapiro, la directrice pour le Midwest du StandWithUs, qui a fait du lobbying pour ce projet, parce qu’il cible les activités du BDS à la fois en interdisant les investissements de l’état et les approvisionnements dans de telles entités.

Alors que le projet de loi a reçu le soutien presque unanime du Sénat de Floride, des critiques l’ont cité comme une tentative de suppression ou de limitation de la liberté d’expression de ceux qui critiquent Israël, une affirmation avec laquelle Shapiro est fortement en désaccord.

Si le projet de loi devient une loi, il n’empiètera pas sur la liberté d’expression, a souligné Shapiro ; il autorisera simplement l’état de Floride à exercer sa liberté en choisissant dans quelles sortes d’entreprises il dépense l’argent du contribuable.

« Si un groupe de personnes écrit un manuel et un autre groupe écrit un manuel, ils sont tous deux capables d’exprimer leur discours et d’écrire le livre, avait-elle déclaré au Times of Israël. Mais l’état de Floride peut acheter le livre de qui il veut. »