Le fait aurait sans doute paru anodin dans d’autres circonstances. Si le Sénégal, « pays qui dirige depuis 1960 la Commission des Nations Unies sur la question palestinienne » rapelle le360.ma n’avait pas voté en faveur de la résolution 2334, par exemple. Peut-être le fait est-il tout à fait anodin d’ailleurs.

Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement sénégalais a invité son homologue palestinien à Dakar pour une « présentation du système universitaire sénégalais au ministre palestinien ». Le but de la visite consistait à ratifier une convention de partenariat universitaire entre l’AP et le Sénégal.

Cette rencontre est surtout l’occasion de mettre en lumière les réactions sénégalaises sur les sanctions diplomatiques imposées par Benjamin Netanyahu amenant à cesser toutes relations avec le Sénégal. « Ces prétendues sanctions contre le Sénégal, rapporte le journal, pour faire plaisir à l’opinion publique israélienne, auront cependant des conséquences très négligeables. En effet, la coopération entre les deux pays est à l’état embryonnaire ».

Un blogueur cité par le360.ma se demande même : « Qu’avons-nous à perdre en cas de retrait de l’aide israélienne, bien trop conditionnelle et relativement modeste ? »

Dans un article intitulé « Représailles d’Israël: Tant pis, disent les Sénégalais », le journal rapporte les réactions quasi-unanimes de la presse peu impressionnée par les déclarations du Premier ministre israélien.