« Après deux mandats et plus de six ans à la Knesset, je veux m’orienter vers de nouvelles directions », a déclaré Horowitz sur sa page Facebook.

Le député du parti de gauche Meretz n’avait pas réussi à remporter la course à la mairie de Tel-Aviv l’année dernière. Pourtant beaucoup d’observateurs se demandaient si Horowitz deviendrait le premier maire ouvertement gay du Moyen-Orient. Il n’a cependant pas réussi à renverser l’inamovible Ron Huldai.

A un peu plus de deux mois des élections législatives, le parti Meretz a organisé des primaires internes pour définir les candidats qui seront amenés à briguer un siège de député à la Knesset. Horowitz a dans ce cadre perdu le soutien de son parti en échouant à obtenir un nombre suffisant de partisans au sein du comité central.

Au cours des derniers jours, des responsables du parti estimaient que Horowitz allait perdre de son influence au sein du parti tout en conservant ses chances de rejoindre à nouveau la Knesset, en raison de l’appui de la présidente du parti Zahava Gal-On et du député Ilan Gilon, qui restent les deux personnalités les plus populaires auprès des membres du parti, rapporte le quotidien Haaretz.

« Nitzan a été un personnage important et déterminant au sein du parti Meretz au cours des six dernières années, un parlementaire extraordinaire et un ami », a déclaré Gal-On.

Horowitz n’a pas encore précisé ses futurs projets mais a indiqué que les valeurs qui sont les siennes n’ont pas changé : promouvoir la tolérance et la liberté d’expression et lutter contre l’exploitation et la répression.

La presse spécialisée s’est fait immédiatement l’écho de cette information, rappelant que Nitzan Horowitz était le seul membre de la communauté gay à être jusqu’à maintenant encore député à la Knesset et le second à avoir fait son coming out.

Le magazine Yagg a publié les dernières déclarations de l’ancien député israélien : « J’aime ce pays et je vous aime énormément. Nous avons accompli de nombreuses choses ensemble. Nous avons mené des batailles, initié des lois progressistes, nous nous sommes battus pour des valeurs fondamentales : la démocratie, les droits humains, la justice sociale et la paix. Dans tous mes engagements et mes projets, j’ai donné le maximum. La diversité des sujets que j’ai pris en charge a eu un impact sur beaucoup de gens : la lutte contre le racisme, pour une meilleure coopération régionale, contre l’attitude coercitive des religieux, pour la protection de l’environnement, pour le pluralisme, la culture et bien sûr pour les droits de ma bien-aimée communauté homo.»

L’ancien député Meretz s’était fait interviewé par David Horovitz.