Une cellule terroriste palestinienne planifiant un attentat suicide à Tel Aviv et d’autres attaques a été déjouée au cours des deux derniers mois, a fait savoir lundi le Shin Bet.

Cinq suspects venus de Jénine et du village d’Attil dans la région de Tulkarem en Cisjordanie avaient prévu de s’infiltrer en Israël. Yasmine Shaaban, Palestinienne de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, était censée simuler une grossesse et dissimuler une ceinture d’explosifs sous ses vêtements, a dit le Shin Bet. Elle devait tenter de se procurer un permis d’entrée sur le territoire israélien en invoquant des raisons médicales pour pouvoir passer à l’acte à Tel Aviv, a-t-il rapporté.

Pendant leur interrogatoire, les membres de la cellule terroriste ont reconnu la planification d’un attentat, la volonté de faire exploser une bombe à côté d’un bus transportant des soldats, mais aussi de kidnapper un soldat, selon l’agence de sécurité intérieure. Des armes ainsi que des produits entrant dans la fabrication d’explosifs ont été saisis lors des perquisitions.

Les cinq ont été arrêtés entre octobre et novembre par les forces de Tsahal qui travaillent avec le Shin Bet et la police, mais l’information n’a été divulguée que lundi.

Les noms des suspects sont Yasmine Shaaban, 31 ans, de Jénine ; Munadil TaKaz, 22 ans, de Attil ; son frère Muatez TaKaz, 20 ans, de Attil ; Abd al-Haleq Masimi, 22 ans, de Attil ; et Marwan Tzadki, 20 ans, de Attil.

Le Shin Bet a déclaré que les suspects prévoyaient d’utiliser une maison à l’intérieur d’Israël pour habiller la femme, Yasmin, et la préparer pour l’attaque.

Ils ont admis être en contact avec un dispositif terroriste dans la bande de Gaza, qui a fait savoir à la cellule que le Hamas et le Jihad islamique revendiqueraient l’attaque.

Les forces de sécurité ont trouvé pendant les arrestations un M-16 fabriqué de toutes pièces, un fusil de chasse, des munitions, des explosifs et autres matériels.

Munadil TaKaz et Shabaan ont été inculpés par la Cour militaire de Samarie pour avoir établi des contacts dans le but de donner la mort, pour appartenance à une organisation illégale et pour autres crimes.

Les autres seront inculpés plus tard a fait savoir le Shin Bet.

Le Shin Bet voit dans l’implication d’une femme dans ce projet d’attentat suicide un signe du « haut niveau de motivation parmi les activistes terroristes », surtout après la guerre de Gaza, a-t-il dit dans son communiqué.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate officielle des groupes terroristes palestiniens.

L’AFP a contribué à cet article.