Le siège de la Syrie à la Ligue arabe, réclamé par l’opposition syrienne, restera vacant jusqu’à ce que l’opposition parachève l’établissement de ses institutions, a déclaré dimanche au Caire le secrétaire général de l’organisation panarabe.

« Le dernier sommet arabe de Doha, en mars 2013, a adopté le principe d’octroyer le siège de la Syrie au sein de la Ligue à l’opposition, mais cette dernière n’a pas encore parachevé l’établissement de ses institutions et elle doit encore prendre des mesures en ce sens », a déclaré Nabil al-Arabi à l’issue d’une réunion du conseil ministériel arabe.

La répression féroce du soulèvement lancé en mars 2011 contre le régime syrien a valu à Damas d’être suspendue fin 2011 des travaux de la Ligue arabe.

Fin novembre, le chef de la Coalition de l’opposition syrienne Ahmad Jarba avait indiqué avoir réclamé le siège de son pays à la Ligue arabe.

Basée à Istanbul, la Coalition -qui rassemble plusieurs groupes de l’opposition- est considérée comme l’un de plus importants représentants de l’opposition syrienne, mais elle peine à présenter un front uni, et a du mal à faire reconnaître sa légitimité sur le terrain.

Le leader de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, lors d'une conférence de presse, le 23 janvier 2014 à Genève (Crédit: AFP/Philippe Desmazes)

Le leader de la Coalition de l’opposition syrienne, Ahmad Jarba, lors d’une conférence de presse, le 23 janvier 2014 à Genève (Crédit: AFP/Philippe Desmazes)

Lors de sa réunion dimanche, le conseil des ministres arabes des Affaires étrangères a toutefois invité M. Jarba à s’exprimer lors du sommet arabe, prévu le 25 mars à Koweït.

La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à un conflit déclenché par une révolte pacifique qui s’est transformée en insurrection armée face à la répression menée par le régime de Bashar el-Assad.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 140 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit.