Les chefs d’Etats arabes ont refusé mercredi, au terme d’un sommet à Koweït, de reconnaître Israël comme un « Etat juif », condition posée par l’Etat hébreu pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens.

« Nous proclamons notre refus total et catégorique de reconnaître Israël comme un Etat juif », indique le communiqué final du sommet, rejetant sur Israël la responsabilité du blocage du processus de paix.

Il a fait de cette revendication un élément cardinal d’un accord de paix, assurant que la « racine du conflit » entre les deux peuples est le rejet arabe d’un Etat juif, et non l’occupation des Territoires palestiniens depuis 1967.

Mais les dirigeants palestiniens se refusent à ce qu’ils considèrent comme une capitulation sur ce qu’ils ont de plus sacré, le souvenir de la « Nakba » (catastrophe) des 760 000 Palestiniens forcés à l’exil en 1948 lors de la création d’Israël, et leur « droit au retour ».

Ils rappellent également qu’ils reconnaissent déjà l’Etat d’Israël depuis 1993 et que cette exigence n’a été présentée ni à l’Egypte ni à la Jordanie, les deux pays arabes signataires d’un traité de paix avec Israël.