Les dirigeants des pays arabes, réunis mardi en sommet à Koweït, s’orientent vers « un refus catégorique » d’un Etat juif, condition posée par Israël pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens.

Selon le projet de résolution finale du sommet, dont l’AFP a obtenu une copie, les chefs d’Etats arabes proclameront leur « refus absolu et catégorique de reconnaître Israël comme un Etat juif » et leur « rejet de toutes les pressions exercées à cet effet sur la direction palestinienne », en allusion à l’administration américaine qui tente d’assurer la poursuite des négociations de paix.

Mahmoud Abbas, qui a été reçu la semaine dernière à la Maison blanche, a rencontré lundi soir les ministres des Affaires étrangères des 22 membres de la Ligue arabe, présents à Koweït, pour les informer des résultats de ses entretiens avec le président Barack Obama, selon des participants.

Le chef de la Maison blanche avait appelé M. Abbas à prendre des « risques » pour la paix, deux semaines après avoir exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à prendre des décisions « difficiles », afin de débloquer le processus avec Israël, à un mois et demi d’une échéance cruciale.

Les dirigeants palestiniens avaient exprimé de très fortes réserves sur les propositions américaines, auxquelles ils reprochent de trop s’éloigner du droit international.

Ils ont également refusé la « reconnaissance d’Israël comme Etat juif » et le maintien illimité de troupes israéliennes en territoire palestinien, deux exigences de Netanyahu qu’ils jugent exorbitantes.

Les négociations de paix, qui ont repris en juillet 2013 après trois ans de suspension sont dans l’impasse.

Elles sont censées déboucher d’ici au 29 avril sur un « accord-cadre » traçant les grandes lignes d’un règlement définitif sur les questions les plus sensibles : les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés.