Le Parisien a révélé, ce vendredi, un sondage qui pose cinq questions concernant la communauté juive de France et les clichés antisémites.

« En pensant à l’affaire Ilan Halimi, survenue il y a dix ans, diriez-vous qu’elle est un symbole de ce à quoi peuvent conduire les préjugés sur les juifs ? » A cette question, 69 % des personnes sondées ont répondu « Oui, plutôt », 12 % « Non, plutôt pas » et 19 % ne se sont pas prononcées.

A cette première question s’ajoute une série de quatre autres questions qui demandent aux personnes interrogées si elle sont d’accord ou non avec les affirmations suivantes.

« Les juifs utilisent aujourd’hui dans leur propre intérêt leur statut de victimes de génocide nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, » 32 % sont d’accord contre 45 % qui ne sont pas d’accord.

« Les juifs sont plus riches que la moyenne des Français, » 31 % des personnes interrogées sont d’accord avec cette affirmation, 38 % ne sont pas d’accord.

25 % des personnes interrogées sont d’accord pour dire que « les juifs ont trop de pouvoir dans le domaine des médias » contre 46 % qui ne sont pas d’accord.

Enfin 24 % des personnes sondées considèrent que les juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et des finances contre 46 % qui ne sont pas d’accord.

Ce sondage est extrait d’une étude Ifop réalisée en ligne auprès de 1 468 personnes entre le 3 et le 5 février, rapporte l’Express.

Ce sondage a été commandé par l’Union des étudiants Juifs de France (UEJF) et par SOS racisme. Cette étude est dénommée « Regards sur les préjugés antisémites 10 ans après la mort d’Ilan Halimi ».

En conclusion de cette étude, l’Ifop explique que « les préjugés et stéréotypes associés aux juifs se maintiennent à un niveau non négligeable dans l’opinion même s’ils ne sont jamais partagés majoritairement ».

Le Parisien a dévoilé en exclusivité les résultats de cette étude sous la forme de ces questions, ce qui n’a pas manqué de faire réagir personnalités politiques et anonymes sur les réseaux sociaux.

« Avec les questions caricaturales et tendancieuses de ce sondage, on atteint juste le nauséabond, » a tweeté Isabelle Balkany.

De son côté, l’UEJF se défend de la mise en ligne de ce sondage comme un outil pédagogique afin de comprendre la recrudescence de l’antisémitisme.