Le système électoral israélien assure une large représentation au Parlement de la pluralité des courants politiques du pays. Mais les voix s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dire qu’il rend Israël de plus en plus ingouvernable.

La proportionnelle intégrale en vigueur depuis la création d’Israël ne connaît guère qu’une restriction : obtenir 3,25 % des voix pour entrer à la Knesset.

Ce seuil d’éligibilité, autrefois à 2 %, a été relevé en mars 2014 à l’initiative de la coalition gouvernementale du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu. Tous les députés de l’opposition avaient boycotté les débats devant le risque d’exclusion des petits partis.

Cette nouvelle barre a poussé les quatre principaux partis arabes israéliens à faire pour la première fois liste commune pour les législatives de mardi afin d’éviter l’élimination. Ensemble, ils sont crédités d’une douzaine de sièges par les sondages.

Mais un certain nombre de petits partis devraient encore siéger au Parlement, rendant compliquée la formation d’un gouvernement et contribuant à l’instabilité chronique des coalitions gouvernementales.

Ces législatives, initialement prévues en novembre 2017, ont été avancées précisément parce que Benjamin Netanyahu estimait ne plus maîtriser sa majorité.

Seuls six des 19 Knesset précédentes sont allées au bout de leur législature de quatre ans.

25 listes se disputent mardi les voix de 5,88 millions d’électeurs dans 10 372 bureaux de vote.

Selon les sondages, 11 d’entre elles devraient être représentées au Parlement.

Après les résultats officiels, le président Reuven Rivlin aura sept jours pour choisir auquel ou à laquelle des 120 députés élus confier la formation du gouvernement.

Celui-ci ou celle-ci aura 28 jours pour constituer une coalition. Le président peut, si nécessaire, prolonger de 14 jours.

En cas d’échec, le président peut confier la tâche à un autre parlementaire, avec un délai de 28 jours. Un troisième prétendant n’aurait plus lui que 14 jours avant que le président ne réclame de nouvelles élections.

Le chef du parti vainqueur est généralement celui à qui il revient de former une coalition. Mais cela n’est pas obligatoire.