HALAMISH, Cisjordanie — Le terroriste qui a tué Yossef Salomon, son fils et sa fille dans la soirée de vendredi avait frappé à la porte de la maison familiale située dans l’implantation de Halamish et la famille avait ouvert, pensant qu’il était un invité venu pour fêter la naissance d’un petit-fils, a expliqué une voisine dans la soirée de samedi.

Les trois victimes, la fille, Chaya Salomon, 46 ans, et le fils, Elad Salomon, 36 ans, ont vu leur identité révélée samedi soir ainsi que celle de leur père, âgé de 70 ans. Les noms ont été communiqués une fois que tous les membres de la famille ont été avertis de l’issue de la tragédie, après la fin de Shabbat.

Tous trois ont été tués lorsque Omar al-Abed, âgé de 19 ans, un Palestinien d’un village voisin, s’est précipité dans l’habitation muni d’un couteau et à commencer à poignarder les membres de la famille installés à table avec apparemment 10 autres personnes présentes au domicile. Ce rassemblement était l’occasion de fêter la naissance d’un nouveau petit-fils.

Alors qu’Al-Abed poignardait les victimes, l’épouse d’Elad, Michal, a réussi à mettre plusieurs petits-enfants dans une pièce voisine avant de verrouiller la porte. Elle a appelé la police et a crié pour obtenir de l’aide. Un voisin, qui sert dans une unité d’élite de l’armée, a entendu les cris et s’est précipité sur les lieux, tirant sur le terroriste depuis l’une des fenêtres de la maison.

L’épouse, Tova, a été grièvement blessée et emmenée à l’hôpital Shaarei Zedek à Jérusalem où elle a subi une opération samedi matin. Quand elle est sortie, on lui a appris la terrible nouvelle : la mort de son mari et deux de ses enfants. Yossef Salomon laisse derrière lui trois autres enfants.

Elad Salomon (Crédit : autorisation)

Elad Salomon (Crédit : autorisation)

Elad Salomon était un père de cinq enfants qui vivait dans l’implantation d’Elad, dans le nord de la Cisjordanie, et était technicien informatique. Chaya, qui vivait avec ses parents à Halamish, était enseignante à Lod.

Rachel Maoz, une voisine, indique qu’elle et sa famille vivaient face à la maison des Salomon, de l’autre côté de la rue, depuis 30 ans.

« Yossef et Tova étaient tellement excités par la naissance de leur petit-enfant et ils avaient invité la communauté entière à fêter cet événement cette nuit-là », dit-elle.

Maoz explique que le terroriste a frappé à la porte de la maison des Salomon et que la famille a ouvert, pensant que ses premiers invités étaient arrivés.

Rachel Maoz, voisine de la famille Salomon au sein de l'implantation de Halamish (Crédit : Times of Israel)

Rachel Maoz, voisine de la famille Salomon au sein de l’implantation de Halamish (Crédit : Times of Israël)

« Nous nous préparions à venir trois minutes plus tard quand nous avons entendu les cris », raconte Maoz, 54 ans, qui venait de finir de dîner avec sa famille à ce moment-là.

« C’est notre pire cauchemar », a-t-elle dit. Maoz souligne que Tsila et Chaim Fogel, dont le fils, la belle-fille et trois petits-enfants ont été assassinés dans une attaque similaire survenue en 2011 dans l’implantation d’Itamar, habitent Halamish. « Il n’y a aucune distinction entre ce qui est arrivé là-bas et ce qui arrive ici », ajoute-t-elle.

La porte-parole de Halamish, Miri Ovadia, qui est la fille de Maoz, explique que Yossef Salomon jouait un rôle prépondérant au sein de l’implantation. « Il avait la stature d’un grand-père ici », dit-elle. « Il avait la charge de diriger les prières du dimanche et était souvent bénévole dans les forces de sécurité de la communauté ».

Dans une vidéo faite pour la presse, Ovadia déclare qu’il n’y a « pas de lien » entre les tensions croissantes sur le mont du Temple de Jérusalem et l’attentat commis dans sa communauté :

Maoz, arrivée en Israël depuis le Royaume-Uni il y a trente ans en compagnie de son époux, indique que l’implantation était encore en train de se remettre d’un incendie volontaire survenu il y a huit mois et qui avait causé la disparition des habitations de 15 familles. « Je ne sais pas comment la communauté va réagir à cela, mais nous serons forts et nous trouverons un moyen de traverser cette épreuve ensemble ».

« La nuit dernière, une célébration de la vie s’est transformée en bain de sang lorsqu’un terroriste a ôté la vie à Yossef Salomon, 70 ans, et à ses enfants Haya, 46 ans, et Elad, 36 ans — trois innocents assis à la table familiale », selon un communiqué des habitants de Hamalish.

Yossef et Chaya Salomon (Crédit : autorisation)

Yossef et Chaya Salomon (Crédit : autorisation)

« Ce n’est pas la première fois que notre communauté est touchée par le terrorisme. Notre résolution reste forte et nous continuerons à construire une vie meilleure pour nos enfants ici, sur notre terre ancestrale », ajoute le communiqué.

« Nous avons toujours tendu la main à nos voisins pacifiquement mais les incitations et les meurtres continuent. Nous appelons le gouvernement d’Israël à faire revenir la sécurité dans notre communauté et dans tout Israël immédiatement ».

Les funérailles de Yosef, Chaya et Elad Salmon auront lieu dimanche à 17 heures 30 au cimetière de Modiin.

Une photo du salon du domicile où a été perpétré une sanglante attaque au couteau faisant 3 morts, le 21 juillet 2017, à Halamish (Crédit : armée israélienne)

Une photo du salon du domicile où a été perpétré une sanglante attaque au couteau faisant 3 morts, le 21 juillet 2017, à Halamish (Crédit : armée israélienne)