Ibrahim al-Akary, un membre du Hamas qui a lancé sa camionette sur des groupes de piétons à Jérusalem mercredi dans une attaque terroriste meurtrière, avait glorifié le tireur de l’activiste juif Yehuda Glick. Il avait également critiqué à plusieurs reprises la présence juive sur le mont du Temple, comme l’indique son activité Facebook.

Seulement quelques heures après la tentative de meurtre du 29 octobre sur Glick, qui faisait campagne pour le droit des Juifs à prier au mont du Temple, Akary, du camp de réfugiés de Shuafat, a publié un message Facebook faisant l’éloge de l’aspirant assassin.

« Loué soit Allah, un inconnu a ciblé le dirigeant Yehuda Glick, qui prend quotidiennement d’assaut Al-Aqsa, et lui a tiré dessus, en le ciblant directement », a-t-il écrit avant de poster plus tard un entretien avec le tireur de Glick, Mutaz Hijazi. Ce dernier avait été tué en résistant à son arrestation quelques heures après, expliquent les officiels israéliens.

Le Hamas s’est empressé de revendiquer la responsabilité de l’attaque d’Akary dans un communiqué publié mercredi, le qualifiant de « martyr héroïque » et de disciple des « héros Abdelrahman Al-Shaludi [qui a perpétré une attaque similaire à la voiture le 22 octobre] et Mutaz Hijazi ».

Le frère d’Akary, Musa al-Akary, est un activiste du Hamas qui a été emprisonné par Israël pendant 19 ans pour l’enlèvement du soldat israélien Nissim Toledano en 1992. Il avait été libéré en 2011 dans le cadre de l’échange de prisonniers pour Guilad Shalit.

Ibrahim al-Akary, âgé de 48 ans, était évidemment un homme profondément religieux publiant fréquemment des messages islamiques de soutien à la Mosquée Al-Aqsa.

« Ce n’est pas aux polythéistes de contrôler les mosquées d’Allah [tout en] les méprisant », a-t-il écrit le 30 octobre, citant le neuvième chapitre du Coran, la Repentance. « Pour ceux-là, leurs actions sont devenues inutiles et ils brûleront éternellement ».

« Oh humanité, la promesse d’Allah est vraiment la vérité, alors ne laisse pas la vie ordinaire te tromper et ne sois pas trompé sur Allah par le Malin », a-t-il cité du chapitre 35 du Coran le 29 octobre. « Oui, Satan est ton ennemi ; alors, considère-le comme un ennemi. Il ne t’invite à ses fêtes que parmi les compagnons des Flammes ».

Tout le mois d’octobre, Akary a publié des messages appelant à un troisième soulèvement à Jérusalem, en publiant une photo à proximité du centre de mémoire du Coran dans « Haïfa occupée ».

« Quelle résistance », a-t-il écrit.

Le 3 novembre, à l’occasion du festival chiite d’Ashura commémorant le meurtre d’Hussein, le petit-fils du prophète Mahomet à la bataille de Karbala en 680, Akary a écrit : « Les curiosités d’Ashura : les juifs dansent et sautent, les chiites s’auto-flagellent et se coupent, et les Musulmans jeûnent et demandent pardon ».

Le message final publié sur Facebook mardi soir était l’image d’un document publié par le Comité Suprême islamique de Jérusalem.

C’était une liste des Palestiniensdes volontaires pour être présents à la mosquée Al-Aqsa de 7 à 12 heures, selon leur quartier de résidence à Jerusalem. Mercredi, c’était le tour de Wadi joz, Sheikh Jarrah et du camp de réfugiés de Shuafat, où Akary vivait.