La star du basket-ball américain LeBron James a accusé mardi Donald Trump de remettre la haine raciale « à la mode », après les propos du président américain sur les responsabilités des violences de Charlottesville qui doivent selon lui être recherchées « des deux côtés ».

« Il y a toujours eu de la haine raciale aux Etats-Unis. On le sait, mais Donald Trump l’a remise à la mode ! », a tweeté le joueur des Cleveland Cavaliers.

Quelques minutes auparavant, le président américain avait donné une conférence de presse au cours de laquelle il avait renvoyé dos-à-dos les membres de la droite raciste suprémaciste et les contre-manifestants.

Les violences de Charlottesville ont causé la mort d’une personne samedi quand un sympathisant néo-nazi a, intentionnellement selon les témoins, percuté avec son véhicule des contre-manifestants.

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 28 juin 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 28 juin 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

S’exprimant mardi soir dans le cadre de sa Fondation, à Sandusky, dans l’Ohio, LeBron James a une nouvelle fois durement critiqué le président Trump : « J’ai cette occasion de parler, et je suis quelqu’un dont la voix est écoutée, et je dis que la seule façon pour nous de nous améliorer en tant que société et en tant que personnes est l’amour. C’est la seule façon par laquelle nous pourrons conquérir quelque chose ensemble. »

« Ce n’est pas le gars qui est supposé être le président des Etats-Unis, ou qui que ce soit, c’est nous [qui devons agir] », a poursuivi la star des Cleveland Cavaliers : « C’est à nous de nous regarder dans le miroir. Depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. A nous tous de nous regarder dans le miroir et de nous demander, ‘que pouvons-nous améliorer pour aider au changement ?' »

LeBron James, un des meilleurs basketteurs de la planète, a l’habitude de s’engager politiquement. Durant l’élection américaine, il avait apporté son soutien à Hillary Clinton, l’adversaire de Donald Trump. Il a ainsi notamment participé à l’un des meetings de la candidate démocrate dans l’Ohio, l’état dont il est originaire et dont il est devenu l’un des porte-drapeaux.