“L’Ecclésiaste était-il heureux ou déprimé par la vie ?”
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“L’Ecclésiaste était-il heureux ou déprimé par la vie ?”

Les Chemins, l'émission de France Culture consacrée à la philosophie d'Adèle Van Reth se penche sur “Kohelet”, ou l'art absolu du détachement dans la tradition juive

La Bible de Gutenberg. (Crédit : Raul654/CC-BY-SA/Wikimedia Commons)
La Bible de Gutenberg. (Crédit : Raul654/CC-BY-SA/Wikimedia Commons)

« Rien de nouveau sous le soleil » dit l’expression populaire tirée de l’Ecclésiaste. Et sous le soleil, celui qui se présentait comme « un ancien roi de Jérusalem » n’a trouvé que « vanités », chaque chose venant en son temps, l’homme ne semble être le maître de rien.

Face à son constat d’impuissance, l’Ecclésiaste était-il déprimé ou un homme heureux ?, se demande l’émission Les Chemins sur France-Culture.

En présence de Denis Moreau, professeur de philosophie classique et de philosophie de la religion à l’Université de Nantes, il sera question de percer le sens du texte, qui appelle le lecteur à une certaine modestie.

« Ce qui a été, c’est ce qui sera, dit l’Ecclésiaste traduit ici par Ernest Renan, ce qui est arrivé arrivera encore. Rien de nouveau sous le soleil. Quand on vous dit de quelque chose : ‘Venez voir, c’est du neuf’, n’en croyez rien ; la chose dont il s’agit a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés. Les hommes d’autrefois n’ont plus chez nous de mémoire ; les hommes de l’avenir n’en laisseront pas davantage chez ceux qui viendront après eux. »

Mais l’acceptation de la réalité, aussi difficile soit-elle, n’est-elle pas le premier pas vers le bonheur ?

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