Une affiche représentant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, altérée pour le faire ressembler à Hitler a été brièvement exposée dans une école d’art de Tel Aviv jeudi, seulement quelques jours après l’affiche de Netanyahu et du nœud coulant, et de la seconde, mettant en scène Netanyahu dévêtu, et qui ont déclenché des tollés à l’école des Beaux-Arts de Jérusalem.

L’œuvre de jeudi met en scène une photo en noir et blanc du Premier ministre israélien, et le mot hébreu pour « incitation » est inscrit en dessous de son nez, faisant écho à la moustache iconique d’Adolf Hitler. Cette affiche a été temporairement affichée au Shenkar College of Art de Ramat Gan, près de Tel Aviv.

Le personnel de Shenkar a affirmé qu’il ne sait pas qui est à l’origine de ce poster, ni qui l’a retiré. Les étudiants ont également manifesté contre ce qui leur semble être une restriction de leur liberté d’expression, en obstruant temporairement la circulation.

Parallèlement, les étudiants de l’Academy of Arts and Design de Jérusalem, l’école Bezalel, où ont été affichées les représentations de Netanyahu avec le nœud coulant lundi, et Netanyahu nu mercredi, ont organisé une grève de deux heures contre ce qu’ils ont qualifié de violation à la liberté d’expression après qu’un étudiante a été interrogée par la police, soupçonnée d’être à l’origine de la première affiche.

Une enquête pour incitation à été ouverte, mais ne mènera probablement pas à des poursuites.

Durant le sit-in jeudi à l’école Bezalel, l’affiche du nœud coulant a été de nouveau exposée.

Une affiche du Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin entourée d'images du Premier ministre Benjamin Netanyahu avec un nœud coulant, exposées au sein de l'Académie Bezalel, en décembre 2016. (Crédit : Twitter)

Une affiche du Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin entourée d’images du Premier ministre Benjamin Netanyahu avec un nœud coulant, exposées au sein de l’Académie Bezalel, en décembre 2016. (Crédit : Twitter)

Ils étaient 200 étudiants à prendre part à la grève, selon la Deuxième chaîne, à manifester contre l’enquête de police menée sur l’étudiant à l’origine de l’œuvre et accusé d’incitation.

Nadav Heipert, porte-parole du syndicat des étudiants de Bezalel a déclaré à Ynet : « Nous avons dépassé les limites. Importer les causes politiques et supprimer la liberté d’expresion représente une réelle menace pour nous. »

Un membre du Likud a déclenché la controverse cette semaine en publiant sur Facebook la photo de l’affiche, qui a déclenché une pluie de critiques par des politiques de la coalition et de l’opposition. D’autres, cependant, ont critiqué la décision du procureur général d’interroger l’étudiante à l’origine de l’affiche.

L’avocat de l’étudiant a affirmé que cette dernière n’avait pas cherché à provoqué, et que cette affiche avait été réalisée dans le cadre d’un devoir de l’université.

Netanyahu est harcelé par des accusation d’incitation depuis les semaines qui ont précédé l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995, lorsqu’avec d’autres membres du Likud, ils s’étaient rendus à un meeting politique de la droite à Jérusalem. Des manifestants avaient taxé Rabin de « traître », « meurtrier » et « Nazi » parce qu’il avait signé un accord de paix avec les Palestiniens au début de cette année-là.

Les détracteurs de Netanyahu, qui était dans un balcon surplombant le Kikar Zion pendant que les manifestants défilaient en dessous, et qui avait également participé à la manifestation de Raanana avec des manifestants qui transportaient un cercueil derrière lui, l’accusent d’avoir ignoré les discours enflammés qui ont incité au meurtre de Rabin.

Le Premier ministre a récemment publié une vidéo sur Facebook, comme droit de réponse, « condamnant une bonne fois pour toutes les discours haineux à l’encontre du Premier ministre », et exhorté les téléspectateurs à « juger par eux mêmes ».

Au début du mois de novembre, Netanyahu a subi les foudres des députés de gauche et du centre pour ne pas avoir condamné les propos du député du Likud et président de la coalition David Bitan, qui avait déclaré que l’assassinat de Rabin « n’était pas politique ».

Fin novembre, la fille de Rabin a affirmé que l’incitation contre les adversaires politique attise les débats politiques en Israël.

Netanyahu avait plus tard confirmé que l’assassinat de Rabin était bien politique.