« Ce complot a été exécuté sur l’ordre des Frères musulmans (…) en étroite coordination avec le Hamas qui a joué un rôle très important (…) dans l’assassinat du Procureur général et a supervisé l’opération du début à la fin », a déclaré au cours d’une conférence de presse le ministre égyptien de l’Intérieur, Magdy Abdel Ghaffar.

Le Caire accuse régulièrement le Hamas, qui dirige le territoire palestinien autonome de la bande de Gaza, frontalier avec l’Egypte, de soutenir la confrérie égyptienne des Frères musulmans, dont est issu l’ex-président Mohamed Morsi, élu démocratiquement en 2012 mais destitué et arrêté un an plus tard par l’armée.

Le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi, avait décrété en décembre 2013 les Frères musulmans « mouvement terroriste ».

Le pouvoir les accuse d’être responsables d’une vague d’attentats pourtant quasiment systématiquement revendiqués par la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Sami Abu Zuhri (Crédit : YouTube/MEMRI)

Sami Abu Zuhri (Crédit : YouTube/MEMRI)

Le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a rejeté les accusations du gouvernement égyptien selon lesquelles le groupe aurait coopéré avec les Frères musulmans pour tuer le procureur en chef égyptien.

Dans un communiqué furieux, Zuhri condamne les accusations, les appelant « fausses » et affirmant qu’elles ne sont pas sur la ligne des efforts pour développer la relation entre le Hamas et Le Caire.

Il a déclaré que les affirmations visaient à exploiter le Hamas pour détourner l’attention des « disputes égyptiennes internes ».