L’Egypte a dénoncé lundi le projet d’Israël de confisquer 400 hectares de terres en Cisjordanie, y voyant une décision « illégale » qui rendra encore plus difficile le règlement du conflit israélo-palestinien.

« Ce n’est pas une décision positive. Elle contrevient aux lois internationales et aura un impact négatif sur le processus de paix », a déclaré le ministère des Affaires étrangères au Caire.

Israël a annoncé dimanche sa décision de s’approprier 400 hectares de terres proches de la colonie de Gvaot, dans les environs de Bethléem, en réaction au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dans le secteur.

Dans son communiqué, le ministère égyptien n’évoque pas le rôle de médiateur joué par Le Caire pour le cessez-le-feu à Gaza conclu la semaine dernière, mais estime que la décision d’Israël représente un « obstacle » dans les négociations de paix.

Des responsables palestiniens ont dénoncé un nouvel affront israélien tandis que Amnesty International appelait Israël à « cesser une fois pour toutes » de « confisquer des terres en Cisjordanie.

Pour Amnesty, il semble que l’annonce de dimanche représente « le principal accaparement de terres en territoires palestiniens occupés depuis 1980 ».