Le porte-parole de l’armée égyptienne, Tamer al-Rifae, a indiqué que les tunnels, situés dans le nord du Sinaï, ont été détruits, sans préciser le moment de leur démolition.

Le Hamas a publié lundi matin un rapport dans lequel il annonçait avoir perdu 21 membres appartenant à ses forces armées alors qu’ils creusaient des tunnels sous la Bande de Gaza en 2016. Certains de ces passages souterrains permettaient de pénétrer en Egypte tandis que d’autres reliaient Israël.

Le mois dernier, quatre hommes, âgées de 22 à 25 ans, ont été tués lors de l’inondation d’un tunnel par l’armée égyptienne, qui a utilisé de l’eau de mer. Les dépouilles des hommes, qui travaillaient dans la galerie souterraine, ont été retrouvées 9 jours après l’inondation en question, selon une déclaration faite par les autorités locales de la ville gazaouie de Rafah, proche de la fontière avec l’Egypte.

Les Gazaouis utilisent de tels tunnels pour faire de la contrebande d’armes dans l’enclave palestinienne qui est soumise depuis une décennie à un blocus de la part de l’Egypte et d’Israël. Ce blocus a été motivé par la prise de contrôle violente du territoire par le Hamas et son utilisation de la zone comme terrain de lancement et de préparation d’attentats contre l’état juif.

C’est également un conduit pour les terroristes islamistes qui opèrent dans le Sinaï contre les forces égyptiennes.

Israël affirme que le blocus est nécessaire pour conserver les armes et les matériaux susceptibles d’être utilisés pour la guerre hors de portée du Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza.

Sous le président Abdel-Fattah el-Sissi, ancien commandant militaire qui avait évincé Morsi, l’Egypte a détruit un réseau de tunnels de contrebande transfrontaliers du Hamas – privant le groupe terroriste palestinien d’une de ses principales ressources économiques et d’une source d’armement déterminante.

Visant les groupes islamiques du nord du Désert du Sinaï égyptien, l’Egypte a également démoli des centaines de maisons dans la zone frontalière instable pour créer une « zone stérile ». Les médias publics égyptiens ont, à plusieurs reprises, accusé le Hamas de collaborer avec des djihadistes en Egypte, une accusation qui a été rejetée par le groupe.

Toutefois, ces derniers mois, le Caire a augmenté le nombre de personnes autorisées à sortir par le passage frontalier de Rafah.

L’Egypte a également commencé à autoriser Gaza à importer des produits commerciaux via le point de passage de Rafah pour la première fois en 2013, et a envoyé des signaux publics attestant de l’intérêt porté par le pays à l’amélioration des relations.