L’Egypte et l’Arabie saoudite ont signé jeudi au Caire un nouveau pacte pour renforcer leur coopération, notamment dans le domaine militaire, a annoncé jeudi la présidence égyptienne.

L’Arabie saoudite compte parmi les principaux soutiens de l’ex-chef de l’armée et actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi depuis qu’il a destitué en juillet 2013 Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans.

M. Sissi a reçu jeudi au Caire le ministre saoudien de la Défense, le prince Mohamed Ben Salmane, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment le ministre des Affaires étrangères Adel al-Joubeir.

Les deux partis ont signé « la déclaration du Caire », un accord qui prévoit « la mise en place d’une série de mécanismes » pour développer leur coopération, selon un communiqué de la présidence égyptienne.

Les deux pays se sont notamment engagés à « développer la coopération militaire et œuvrer à la création de la force arabe conjointe », d’après la même source.

Le projet de force arabe conjointe, réclamé avec insistance depuis des mois par M. Sissi, a été adopté fin mars par la Ligue arabe, qui a donné quatre mois à ses Etats membres pour s’entendre sur sa composition et ses règles d’engagement.

Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères arabes doivent d’ailleurs se réunir le 27 août au Caire pour discuter du projet.

L’Egypte participe par ailleurs à la campagne militaire lancée fin mars par l’Arabie contre les rebelles Houthis au Yémen, accusés d’être liés à l’Iran et qui cherchent à prendre le contrôle de l’ensemble du pays.

Jeudi, les deux pays se sont mis d’accord sur la nécessité de « renforcer la coopération et les investissements dans les domaines de l’énergie » et « réaliser l’intégration économique entre les deux pays », selon le communiqué.

L’Arabie saoudite a promis des milliards de dollars en aide à l’Egypte pour relancer son économie mise à mal depuis la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

En mars, durant une importante conférence économique internationale organisée par les autorités égyptiennes, Ryad avait promis des aides d’un montant de quatre milliards de dollars, dont un milliard sous forme de dépôt à la Banque centrale et le reste sous forme d’aides au développement et des investissements du secteur privé saoudien dans divers projets.