L’Egypte a appelé mercredi Israël et le Hamas palestinien à mettre fin à l’escalade des violences dans la bande de Gaza, tout en minimisant les attentes quant à une possible trêve grâce à une médiation du Caire.

Frontalière d’Israël et de Gaza, contrôlée sur le plan sécuritaire par le Hamas et sous blocus israélien, l’Egypte, premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël en 1979, a souvent joué un rôle d’intermédiaire entre l’Etat hébreu et le Hamas.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Badr Abdel Laty, a affirmé à l’AFP qu’il n’y avait « pas de médiation à proprement parler ».

« Les efforts diplomatiques égyptiens ont pour objectif de faire cesser immédiatement les agressions israéliennes et d’arrêter les violences et les représailles », a-t-il toutefois indiqué, ajoutant que « ces contacts n’avaient pas donné de résultat jusqu’alors ».

Le président égyptien de l’époque, l’islamiste Mohamed Morsi, depuis destitué par l’armée, avait alors dénoncé une « agression israélienne », envoyant son Premier ministre à Gaza en signe de soutien aux Palestiniens. Le chef d’Etat issu des Frères musulmans –auxquels le Hamas est lié– était parvenu à obtenir une trêve.

Mais sous la présidence de son successeur, l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi qui l’a destitué, le Hamas a été interdit en Egypte, accusé d’avoir collaboré à des attentats dans le pays, tandis que l’armée annonce régulièrement avoir détruit des centaines de tunnels reliant Gaza sous blocus au Sinaï égyptien.

M. Sissi soutient fermement le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à la tête de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui a récemment conclu un accord de réconciliation avec son rival du Hamas pour mettre fin à la division politique depuis 2007.

Un communiqué de la présidence égyptienne a fait état d’une conversation téléphonique tard mardi entre les deux dirigeants autour de la « situation qui se détériore sur le terrain ».