L’armée égyptienne a récemment déployé une importante force militaire près de la frontière avec Israël à Taba afin d’éviter des attaques de roquettes et des tirs de missiles sur Israël.

Des sources égyptiennes estiment que la force est de la taille d’un bataillon, ou plusieurs centaines d’hommes. La mesure a été coordonnée avec Israël.

L’Egypte craint que les djihadistes dans la péninsule du Sinaï affiliés à Al-Qaïda puissent essayer de toucher les avions civils israéliens volant près de la frontière lors de son atterrissage dans la station balnéaire d’Eilat.

En janvier, les membres d’Ansar Bayt al-Maqdis, un groupe de militants islamistes égyptiens, ont abattu un hélicoptère de l’armée égyptienne, tuant les cinq officiers à bord. L’enquête sur l’incident a révélé que le groupe djihadiste avait utilisé des missiles anti-aériens SA-7 de contrebande en provenance de Libye.

Depuis cet incident, les préoccupations israélienne, égyptienne et jordanienne ont augmenté. Ils craignent que de tels groupes essayent de descendre un avion civil à portée de ces missiles. Pour cette raison, la troisième armée égyptienne a décidé de déployer un bataillon de soldats près de la frontière israélienne juste à l’extérieur d’Eilat afin de prévenir des incidents similaires.

L’incident de janvier n’était pas le premier durant lequel les groupes djihadistes utilisaient des missiles de ce type. Au cours de l’attaque d’un autobus israélien près d’Eilat en août 2011, un pilote d’hélicoptère IAF a rapporté qu’un RPG avait été tiré sur son appareil. Une enquête israélienne a révélé qu’un SA-7 avait été utilisé dans cette attaque aussi.

Les armes anti-aériennes ont le potentiel de causer un préjudice grave à l’industrie du tourisme de l’Egypte, d’Israël et de la Jordanie dans le golfe d’Eilat.

Au cours de ces dernières années, de nombreuses roquettes ont été tirées sur la ville portuaire d’Eilat à partir de la péninsule du Sinaï. La force égyptienne servira également pour prévenir des attaques similaires contre des civils israéliens.