L’Egypte va rouvrir lundi pour deux jours le point de passage de Rafah, seul accès à la bande de Gaza non contrôlé par Israël, pour la quatrième fois depuis sa fermeture fin octobre, ont annoncé samedi des responsables de sécurité.

Le Caire avait décidé de fermer sa porte d’accès à l’enclave palestinienne après un attentat suicide qui avait tué 30 soldats dans le nord de la péninsule du Sinaï, frontalière de la bande de Gaza.

La majorité des Palestiniens qui transitent par Rafah sont des étudiants se rendant à l’université en Egypte ou ailleurs, ou des personnes qui ont besoin de soins médicaux.

Dès l’attaque d’octobre, l’Egypte avait fermé Rafah, imposé un état d’urgence et un couvre-feu dans certaines zones du Sinaï, et établi une zone tampon le long de la frontière avec Gaza.

En dépit de ces mesures, 30 personnes, en grande majorité des soldats, ont été tuées le 29 janvier dans des attentats coordonnés à la voiture piégé et à la roquette contre une base militaire et des postes de sécurité dans le nord-Sinaï.

Ces attaques, comme d’autres, ont été revendiquées par le groupe djihadiste égyptien Ansar Beït al-Maqdess, qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).

Ansar Beït al-Maqdess affirme mener ces attentats contre les forces de l’ordre en réaction à la répression des partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué et emprisonné par l’armée le 3 juillet 2013.

L’armée égyptienne, qui a envoyé des renforts dans la péninsule, a récemment affirmé que 172 insurgés y avaient été tués en février dans des opérations conjointes des militaires et de la police.