L’Egypte a annoncé la réouverture mardi pour trois jours du point de passage de Rafah, seule voie d’accès à la bande de Gaza non contrôlée par Israël, pour la troisième fois depuis sa fermeture fin octobre après un attentat meurtrier.

Ce point de passage vers cette petite enclave du territoire autonome palestinien devait être rouvert temporairement la semaine dernière mais l’Egypte avait reporté cette mesure après l’enlèvement et la mort d’un officier de police égyptien travaillant au poste-frontière.

Cette réouverture va permettre notamment à des étudiants palestiniens bloqués depuis fin octobre de traverser dans les deux sens, et à des malades de recevoir des soins en Egypte ou de retourner chez eux, a indiqué dimanche un haut responsable égyptien de la sécurité.

L’Egypte avait fermé sa porte d’accès à la bande de Gaza après un attentat suicide qui avait tué 30 soldats dans le nord de la péninsule du Sinaï, frontalière avec le territoire palestinien.

L’attaque avait été revendiquée par le groupe égyptien djihadiste Ansar Beït al-Maqdess, qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique et mène une vague d’attentats sans précédent visant les forces de l’ordre depuis que l’armée a destitué et emprisonné le 3 juillet 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi.

Ces insurgés, dont le bastion est le Sinaï d’où ils tirent aussi des roquettes sur Israël, assurent agir en représailles à la sanglante répression dont sont victimes les partisans de Morsi et les manifestants islamistes depuis plus d’un an et demi.

D’après l’ONU, plus de 3 500 Palestiniens ont été empêchés de retourner chez eux à cause de la fermeture du passage. Durant les six premiers mois de l’année, 6 400 personnes ont emprunté le terminal de Rafah en moyenne chaque mois.