Environ 200 personnes ont quitté dimanche la bande de Gaza via le point de passage de Rafah vers l’Egypte, toutes des personnes malades nécessitant un traitement ou détentrices d’un titre de séjour à l’étranger, a indiqué un responsable palestinien.

Samedi, un responsable égyptien avait indiqué à l’AFP que Rafah serait ouvert dimanche et lundi, mais uniquement dans un sens, afin que les Gazaouis présents en Egypte puissent retourner dans l’enclave palestinienne, soumise à un strict blocus israélien et dont la seule ouverture sur le monde non contrôlée par Israël, Rafah, était maintenue fermée par l’Egypte depuis 57 jours.

Des centaines de Palestiniens étaient massés dimanche devant le terminal, a constaté un photographe de l’AFP.

Parmi eux, « à la mi-journée, trois convois transportant environ 200 personnes ont quitté Gaza vers l’Egypte via Rafah », a indiqué Maher Abou Sabha, chef de la commission palestinienne en charge des points de passage.

Toutes ces personnes, a-t-il précisé, « détenaient un document du ministère de la Santé certifiant qu’elles étaient atteintes d’un cancer, d’une hépatite ou de problèmes rénaux, ou alors bénéficiaient d’un titre de séjour à l’étranger ». Lundi, des étudiants poursuivant leur cursus à l’étranger seront autorisés à traverser, a-t-il ajouté.

Rafah a été fermé par l’Egypte le 24 octobre à la suite d’un attentat suicide meurtrier dans la péninsule du Sinaï, frontalière avec la bande de Gaza. Il a été rouvert brièvement fin novembre pour permettre aux Palestiniens restés bloqués en Egypte de rentrer chez eux.

Selon l’ONU, plus de 3.500 Palestiniens n’avaient pu ainsi retourner chez eux depuis la fermeture du passage, au lendemain de l’attaque suicide qui avait tué 30 soldats égyptiens.