Des responsables de la sécurité égyptienne ont annoncé au Hamas que Le Caire ne tolérerait aucune contrebande de marchandises ou d’armes via les tunnels souterrains entre Gaza et le Sinaï, selon la radio israélienne.

L’Égypte a également averti le Hamas qu’elle tiendrait l’organisation islamiste responsable du moindre incident à la frontière entre l’Égypte et Gaza.

Le Sinaï a connu une hausse des violences depuis l’expulsion du président Mohamed Morsi en juillet 2013.

L’armée égyptienne a lancé une nouvelle campagne visant à créer une « zone tampon » de plusieurs centaines de mètres entre Gaza et le Sinaï, a révélé l’agence de presse Maan en début de mois, à l’appui des déclarations d’un responsable sécuritaire égyptien selon lesquelles dix tunnels et sept maisons avaient été détruites à Rafah, le long de la frontière.

Ces maisons auraient servi à dissimuler les tunnels.

En janvier, le Times of Israel révélait qu’Israël avait secrètement coopéré avec Le Caire pour contrer le Hamas à Gaza. L’armée égyptienne a pu déployer ses troupes au-delà des clauses prévues par les accords de Camp David.

L’Égypte, qui cherche à éradiquer les cellules djihadistes dans la région d’El-Arish, pense que le Hamas fournit de l’aide logistique et matérielle aux groupes radicaux.

L’armée s’est donc engagée à détruire systématiquement les tunnels de contrebande entre le Sinaï et Gaza, qui permettent le transport de nombreuses armes et sont une source de revenu considérable pour le Hamas, grâce à la taxation des marchandises.

En janvier, quatre responsables sécuritaires égyptiens ont confié à Reuters que le Hamas était la prochaine cible du Caire, après l’écrasement des Frères musulmans.

En réponse, un porte-parole du Hamas a estimé que l’Égypte « se berçait d’illusions » si elle croyait pouvoir anéantir son organisation à Gaza.