Le principal groupe djihadiste égyptien, Ansar Beït al-Maqdess, a revendiqué lundi la mort d’un officier de police, enlevé dans le nord de la péninsule du Sinaï et retrouvé abattu d’une balle dans la tête.

Le groupe, dont le nom signifie « les partisans de Jérusalem » en arabe, a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI), qui sévit en Irak et en Syrie. Il a revendiqué la plupart des attentats spectaculaires ciblant les forces de sécurité depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

Dans une vidéo postée sur le compte Twitter d’Ansar Beït al-Maqdess, on peut voir des djihadistes armés de lance-roquettes, vêtus de noir et le visage masqué, arrêter des voitures sur une route et capturer le capitaine de police.

L’officier est ensuite filmé face caméra, il donne son nom et sa profession, avant que son exécution ne soit montrée.

L’armée avait annoncé le 13 janvier la découverte du corps de l’officier, enlevé quelques jours plus tôt près de la ville de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza palestinienne.

Les groupes djihadistes disent agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue sur les pro-Morsi depuis l’éviction du président islamiste et qui a fait 1 400 morts.

Plus de 15 000 partisans de Morsi ont également été arrêtés et l’ONU a dénoncé les peines de mort prononcées dans des procès de masse, qualifiés de « sans précédent dans l’Histoire récente ».