Un officier supérieur du renseignement de Tsahal a déclaré mercredi qu’Israël allait probablement contribuer à l’effort mondial contre l’Etat islamique si on lui demandait, mais a maintenu que les djihadistes ne posaient pas de menace immédiate pour l’Etat hébreu.

L’officier a ajouté que contrairement à des organisations terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, il était impossible de négocier avec l’État islamique.

Le 8 septembre, Reuters a rapporté qu’Israël avait remis des images satellites relatives à l’État islamique à Washington. L’information a ensuite été donnée à la Turquie et à d’autres pays arabes.

Rejetant les craintes que l’État islamique se trouve près des frontières d’Israël, l’officier a fait savoir que le groupe terroriste n’est pas actuellement une menace pour Israël. Il a admis qu’il avait formé des cellules « dormantes » au Liban, mais a souligné qu’elles étaient situées loin de la frontière.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait insisté sur le fait que l’État islamique et le Hamas sont « les branches d’un même arbre empoisonné ». Mais pour l’officier, il existe une différence de nature entre les deux groupes.

« La différence entre l’EI et le Hamas, par exemple, c’est que le premier nous ramène aux guerres de religion et qu’il n’y a donc pas de possibilité de parvenir à un accord avec eux, à la différence des organisations comme le Hezbollah et Hamas ».

Les renseignements de Tsahal soutiennent que le groupe terroriste possède quelque 30 000 combattants, contrôle 60 champs de pétrole en Syrie avec lesquels il gagne trois à six millions de dollars par jour, qu’il tient les centrales électriques en Syrie, et contrôle 45 % des réserves de gaz. L’officier estime que le président syrien et ses partisans achètent désormais le pétrole des djihadistes.

Les islamistes ont fondé entre autres un ministère de l’Intérieur, une trésorerie, des services sociaux, des écoles, et une police, assure-t-il. Le groupe, qui a pillé des ressources d’innombrables fois, bénéficie également des dons de cheikhs sunnites.

L’officier du renseignement estime que l’État islamique ne va pas disparaître dans un avenir proche, même s’il peut essayer de faire profil bas, et a averti que sa portée pourrait s’étendre en Asie : « Ils vont probablement essayer de se terrer et de disparaître avant d’être attaqués ».