La commission de lutte contre la pauvreté recommande que le montant des allocations en Israël soit doublé et que le soutien aux personnes âgées soit accru.

La commission qui compte 50 membres a rendu publiques ses recommandations lundi. La lutte contre la pauvreté a besoin de 6 milliards de shekels, a-t-elle indiqué.

Plus de 20 % de la population israélienne, soit 439 500 familles et 817 200 enfants, vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon un récent rapport du gouvernement israélien. Israël a le deuxième plus haut taux de pauvreté parmi les pays membres de l’OCDE, juste devant le Mexique.

La commission recommande d’augmenter les allocations aux familles nombreuses. D’autres recommandations comprennent la réduction de 250 à 60 des dossiers que traitent les travailleurs sociaux ; la baisse du montant que les personnes âgées allouent à leurs médicaments; l’augmentation des subventions aux loyers et construire plus de logements sociaux.

Selon le rabbin Yehiel Eckstein, fondateur et président de l’Amitié Internationale des Chrétiens et des Juifs (AICJ), « Si Israël suivait ces résultats, ce qui implique le financement total par le Premier ministre et le Trésor, vous aurez la situation merveilleuse d’un pays allant de l’avant et l’éradication de la pauvreté. »

Selon Eckstein, l’AICJ, connue en Israël sous le nom de Keren Yedidut, donne quelque 60 millions de dollars par année d’aides à Israël, surtout pour les personnes âgées. C’est la plus grande œuvre philanthropique en Israël.

Gidi Kroch, le président de l’association israélienne Leket a félicité dans un communiqué les membres du comité «pour leur courage social de publier un tel rapport bien circonstancié et bien écrit, et pout leur parfait timing, au moment où le gouvernement commence à travailler sur le budget 2015. »

Leket est la plus grande banque alimentaire et le plus grand réseau de secours alimentaire du pays.

D’apres Koch, « Les recommandations sont exceptionnelles, elles plaident pour de nouvelles coopérations entre les ministères et un plan pour réduire de 40 % la pauvreté en Israël d’ici 10 ans ; mais, le problème est la mise en œuvre et je ne suis pas optimiste, compte tenu de la bureaucratie. »

La commission a été créée il y a environ huit mois par le ministère pour la protection sociale et est dirigée par Eli Alalouf, l’ancien chef de la Fondation Rashi, qui oeuvre pour l’éducation et la protection sociale des enfants et des jeunes.