Cela doit être difficile d’être Ron Prosor, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies.

Abba Eban, qui occupait ce poste pendant une décennie, avait fait cette déclaration célèbre : « Si l’Algérie présentait une résolution affirmant que la terre est plate et qu’Israël l’a aplati, elle serait votée à 164 voix contre 13 avec 26 abstentions ».

De ce fait lors d’un discours lundi au cours duquel Ron Prosor a encouragé le Conseil de sécurité à réaffirmer son engagement envers la Charte des Nations unies, Prosor a introduit des éléments amusants dans son travail, qui est en règle générale très très sérieux.

Il a débuté en mettant en garde les pays présents que « jour après jour l’extrémisme étend ses horribles tentacules et déstabilise de fait les communautés et les nations. La menace est évidente et grandit. Pourtant le Conseil est réticent à prendre une mesure décisive ».

Et à la manière des oscars, Prosor a décidé de tenir une fausse cérémonie de remise de prix.

« Si l’oscar pour le Maintien de la paix et la sécurité internationales étaient remis à l’ONU, je ne serais pas surpris que les candidats suivants obtiennent ces prix », a débuté Pronsor lors de son discours.

« Dans la catégorie meilleur acteur – pour son interprétation d’un pays pacifiste tout en développant ses capacités nucléaires, niant l’Holocauste et menaçant de détruire un autre Etat-membre… L’oscar revient à l’Iran », a-t-il annoncé.

Le Hezbollah a reçu le prix du Meilleur second rôle pour son aide apporté au régime d’Assad.

L’Arabie saoudite a reçu l’oscar des Meilleurs effets spéciaux pour sa capacité « à faire disparaître » les femmes de la sphère publique. « Il n’existe aucune concurrence dans ce domaine », a ajouté Pronsor.

L’Autorité palestinienne a remporté le prix du Meilleur montage.

« Mais en réalité… poursuit Pronsor. L’Autorité palestinienne a déjà reçu assez de cadeaux de la part de cette institution ».