L’envoyé qatari dans la bande de Gaza, Mohammed al-Amadi, est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi dans l’enclave palestinienne, où il doit préciser la position de son pays sur les négociations de réconciliation menées par l’Egypte entre les factions palestiniennes rivales du Hamas et du Fatah, ont indiqué les médias palestiniens.

Amadi est arrivé à Gaza avec quatre autres membres du comité qatari pour la reconstruction de la bande de Gaza, a indiqué le site d’information Palinfo, lié au Hamas.

L’envoyé qatari devrait assister lundi à une cérémonie de lancement des services de l’entreprise palestinienne Wataniya Mobile, selon l’article. Il devrait être accompagné du cheikh Nasser ben Hamad ben Nasser Al Thani, le directeur exécutif du groupe Ooredoo, une multinationale qatarie de télécommunications. Wataniya Mobile est membre du groupe Ooredoo.

Amadi devrait donner la bénédiction du Qatar au processus de réconciliation palestinienne.

Les discussions entre les deux parties sont organisées sont les auspices de l’Egypte, qui, comme d’autres pays régionaux, boycottent le Qatar en raison du soutien de la nation du Golfe au terrorisme et à l’extrémisme.

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à droite, avec le ministre égyptien des Renseignements, Khalid Fawzi, dans les bureaux de Haniyeh dans la ville de Gaza, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à droite, avec le ministre égyptien des Renseignements, Khalid Fawzi, dans les bureaux de Haniyeh dans la ville de Gaza, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Un accord a été signé ce mois-ci entre les factions palestiniennes au Caire, ouvrant la voie à la reprise du contrôle civil de la bande de Gaza par l’Autorité palestinienne, dirigée par le Fatah.

Dimanche, le bureau de Yahya Sinwar, le chef du Hamas à Gaza, a publié un communiqué très ferme, démentant que Sinwar ait dit que le Qatar était mécontent de la situation du processus de réconciliation.

Sinwar aurait dit que les relations avec le Qatar, soutien de longue date du groupe terroriste palestinien et financier majeur des projets publics à Gaza, n’étaient « pas bonnes », en raison des appréhensions sur le rôle de l’Egypte.

Le bureau du chef du Hamas à Gaza a indiqué que l’information, publiée, entre autres, par le quotidien panarabe Asharq al-Awsat, était « totalement fausse. »

En juin, le Qatar a expulsé des cadres du Hamas de son territoire après des pressions de ses voisins pour mettre fin à son soutien aux groupes terroristes.