L’envoyée israélienne en Uruguay convoquée après un tweet sur Jérusalem
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L’envoyée israélienne en Uruguay convoquée après un tweet sur Jérusalem

Nina Ben-Ami a renchéri, sur son compte Facebook, affirmant que "pour promouvoir la paix, nous ne devons pas tuer la vérité"

Nina Ben-Ami, l'ambassadrice d'Israël en Uruguay, en 2015. (Crédit : GMWUY/CC BY-SA 4.0/WikiCommons)
Nina Ben-Ami, l'ambassadrice d'Israël en Uruguay, en 2015. (Crédit : GMWUY/CC BY-SA 4.0/WikiCommons)

RIO DE JANEIRO, Brésil – Le gouvernement en Uruguay a dénoncé l’ambassadrice d’Israël pour avoir utilisé les réseaux sociaux dans le but de critiquer une déclaration du chancelier du pays, Rodolfo Nin Novoa, qui a qualifié Tel Aviv de capitale de l’Etat juif.

« Surpris et déçu d’entendre le chancelier déclarer que Tel-Aviv est la capitale d’Israël. Capaz Salto est-elle la capitale de l’Uruguay ? Israël a une capitale, Jérusalem, depuis 70 ans. La Knesset, les ministères, la résidence du Premier ministre et le président, la Cour suprême, sont là », a écrit Nina Ben-Ami en espagnol sur son compte Twitter le 7 décembre.

Montevideo est la capitale de l’Uruguay.

L’ambassadrice a été convoquée au siège du ministère uruguayen des Affaires étrangères « afin de fournir des explications sur ses commentaires », a annoncé le ministère.

Ben-Ami a été exhortée « à maintenir les échanges gouvernementaux à travers les canaux officiels correspondants », a rapporté le site d’information Aurora.

L’Uruguay s’est adressé à Ben-Ami « dans le cadre de la relation traditionnelle d’amitié et de coopération qui unit » les deux pays, peut-on lire dans la déclaration du ministère.

Ben-Ami a également posté son commentaire sur son compte Facebook, où elle a ajouté plus d’informations.

« Il y a exactement un an, au cours de cette même semaine, le chancelier [uruguayen] était en visite officielle en Israël. Il a rencontré, à Jérusalem, le Premier ministre dans son bureau, et à la Knesset, le parlement israélien, avec le ministre Michael Oren. Pour promouvoir la paix, nous ne devons pas tuer la vérité. Quand les Palestiniens commenceront à voir la réalité d’Israël, en tant que voisin et non comme quelque chose d’artificiel qui peut disparaître, la possibilité de construire une paix réelle sera encore plus forte », a-t-écrit-elle dans sa publication.

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