PARIS, 31 jan 2014 (AFP) – Les deux adolescents toulousains candidats au jihad en Syrie ont été déférés vendredi au parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire et va requérir leur placement sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.

Agés de 15 et 16 ans, ils doivent être présentés dans la journée à un juge antiterroriste en vue d’une éventuelle mise en examen dans le cadre de cette instruction ouverte pour « participation à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Il ne s’agirait pas d’une première, mais une mise en examen de mineurs dans un dossier antiterroriste est exceptionnelle.

Le parquet compte demander leur placement sous contrôle judiciaire qui, outre un certain nombre d’obligations, comporterait un volet éducatif, a-t-on ajouté. Ils doivent être reçus par les services éducatifs en compagnie de leurs avocats.

Pour l’heure, rien ne semble indiquer que ces adolescents aient été recrutés en France par une filière. Ils seraient plutôt partis par leurs propres moyens. Internet et les réseaux sociaux paraissent avoir grandement contribué à la formation de leur projet.

Tous deux élèves en classe de seconde générale au lycée des Arènes à Toulouse, les adolescents sont partis le 6 janvier et sont rentrés séparément de Turquie, dimanche pour le plus âgé, lundi soir pour le plus jeune.

Des centaines de Français ou étrangers vivant en France sont allés se battre en Syrie ces dernières années, ont au moins eu cette intention. Mais la révélation du départ des deux adolescents a frappé les esprits à cause de leur âge.

Pour l’heure, douze mineurs ont été recensés parmi ces candidats au jihad. Parmi eux, les deux Toulousains, selon une source proche du dossier.

Les deux adolescents n’ont aucune mention sur leur casier judiciaire. Le plus âgé est toutefois cité dans une enquête pour des violences dans son lycée, selon une source proche du dossier.