Les amis, les connaissances et les voisins d’une mère soupçonnée d’avoir tué ses quatre filles dimanche avant de se suicider dans son appartement de Jérusalem ont exprimé leur horreur et leur incrédulité devant la tragédie, alors que la police cherche à déterminer les circonstances des décès.

L’atroce découverte de cinq corps a été faite quand les sauveteurs ont répondu à un incendie qui avait éclaté dimanche après-midi au cinquième étage d’un immeuble du sud de la capitale.

Quatre équipes de pompiers sont arrivées sur les lieux et sont entrés dans l’appartement verrouillé par le balcon pour y découvrir le corps sans vie d’une femme de 36 ans. Une visite rapide de l’appartement a mené les pompiers à une chambre verrouillée d’où émanait de la fumée, et où ils ont découvert les corps de quatre enfants. Selon l’enquête préliminaire, les enfants sont morts de brûlures graves et d’inhalation de fumée, alors que leur mère a été étranglée par pendaison.

Les corps des enfants ont été transférés à l’institut médicolégal Abu Kabir. Ils auraient pu être étranglés par leur mère avant qu’elle ne mette le feu à la pièce.

Les informations sur les âges des enfants sont discordantes. Selon Ynet, la fillette la plus âgée avait 11 ans, la seconde neuf ans, la troisième quatre ans et la dernière 11 mois. D’autres annoncent qu’il y a deux fillettes de 12 ans, une de sept ans et une de deux ans.

Les noms des enfants et des parents, qui ont immigré en Israël depuis la France, n’ont pas été rendus publics.

Un voisin a déclaré à Ynet que la « famille avait fait l’alyah depuis la France il y a 13 ans, les enfants sont nés ici. La maman a toujours semblé être une femme forte et affirmée. »

Un ami de la famille, qui a donné à Ynet son prénom, Samuel, a déclaré que la famille était « exceptionnelle », et la mère une femme « brillante, attentionnée et chaleureuse ».

« Ils ont toujours semblé être un couple élevant leurs enfants avec beaucoup d’amour. La communauté ici est sous le choc », a-t-il dit.

La police et les secouristes dans un appartement où une femme et quatre enfants ont été tués dans un incendie, à Jérusalem, le 1er janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police et les secouristes dans un appartement où une femme et quatre enfants ont été tués dans un incendie, à Jérusalem, le 1er janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une ancienne enseignante des enfants a déclaré que les filles étaient des « élèves exceptionnelles, elles étaient heureuses et sociables. »

« C’était de bons parents, une famille adorable. Je n’aurai jamais pensé que quelque chose comme ça [leur] arriverait. Cela montre simplement que nous devons être plus attentifs. Après tout, c’était une famille complètement normale qui avait peut-être quelques difficultés. C’est vraiment incroyable », a-t-elle déclaré.

Un ami du père, qui serait optométriste, a déclaré qu’il travaillait dur et était dévoué ; il a rejeté toute possibilité que la tragédie ait pu être liée à des difficultés financières.

« Il n’avait pas de difficulté financière, j’en suis certain. Il travaillait dur et gagnait bien sa vie », a déclaré Niv Philipsborn, ajoutant que quand il emmenait ses filles à son travail, « il semblait être un père aimant. »

« Ceux qui le connaissent sont certains que, quoi qu’il se soit passé, cela n’a rien à voir avec lui, et il semble qu’il n’aurait pas pu l’empêcher », a-t-il déclaré.

Un anonyme qui travaille pour les immigrants de France a déclaré que le couple était connu dans la communauté franco-israélienne de Jérusalem.

« Il y a un choc important, les gens se demandent ‘comment n’avons-nous pas vu cela’, ‘comment avons-nous pu ne pas savoir’. Ce sont des questions pertinentes. Nous devons demander quel rôle ont joué les services sociaux », a déclaré la source, qui a ajouté que l’intégration du couple dans la société israélienne avait eu un impact sur la santé mentale de la mère.

« Cette [affaire] nous demandera à nous, les organisations qui travaillent avec les olim de France, beaucoup d’attention », a-t-il déclaré.