Les communautés les plus pauvres d’Israël, les Arabes israéliens et les ultra-orthodoxes, sont toujours encouragées à trouver un emploi pour améliorer leur statut financier.

Mais un sondage publié dimanche par une agence gouvernementale révèle qu’un nombre important d’employeurs rechignent à embaucher des personnes appartenant ces communautés.

L’étude a été commandée par la Commission d’égalité d’accès à l’emploi du ministère de l’Économie. Les résultats montrent que 42 % des employeurs « ne préféreraient pas » employer d’ hommes arabes, alors que 37 % n’étaient pas enclins à employer des hommes ultra-orthodoxes.

Les préjugés contre les mères arabes et ultra-orthodoxes d’enfants en bas âge sont également très élevé,s mais moins que pour les hommes, avec des pourcentages respectifs de 41 % et 27 %.

« Les chiffres du sondage soulèvent des questions difficiles par rapport à l’attitude de la population en général et celle des employeurs en particulier envers les employés de communautés différentes, » indique la commissaire Tziona Koenig-Yair dans un communiqué.

Les résultats de l’étude sont basés sur 500 participants juifs, dont la plupart sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur. Malgré leur niveau d’éducation, « ils s’appuyent sur des préjugés et stéréotypes quand il s’agit d’employer des Arabes ou des haredim, » écrit Koenig-Yair.

En plus de ces pratiques d’évaluation, le sondage montre que sur les employeurs et les employés réunis, 46 % ne voudraient pas travailler avec un Arabe ; 30 % hésiteraient à travailler avec un ultra-orthodoxe et 28 % ne voudraient pas travailler avec une Arabe.

Le 18 février, la dirigeante de la Banque d’Israël Karnit Flug a attribué la croissance économique difficile aux bas taux d’emploi des femmes arabes israéliennes et des hommes ultra-orthodoxes.

Aujourd’hui se tient une conférence sur l’égalité d’emploi à l’université Bar-Ilan.