Un partenariat inhabituel entre les déchets humains et la nature a créé ce qui est d’un côté un vif plaisir pour les arachnophiles et un cauchemar pour tous les autres – un ruisseau situé aux abord de Jérusalem dont les rives sont jouxtées d’arbres remplis de toiles d’araignée et d’araignées attendant tranquillement leur proie.

Cette scène, qui oscille entre paysage de maison hantée et la réalité d’une forêt étrangement belle toute habillée de fils de gaze, s’est formée le long de la crique de Soreq aux abords de la capitale.

Les spécialistes expliquent que les eaux traitées rejetées dans le ruisseau depuis une usine de traitement de la zone offrent des nutriments parfaits aux moustiques, qui deviennent à leur tour des mets de choix pour les Tétragnathes étirées dont la population a explosé.

L’arachnophile Igor Armicach, étudiant en doctorat dans une spécialité liée à l’arachnologie à l’université Hébraïque de Jérusalem, a indiqué qu’il s’agissait d’un cas exceptionnel, selon des propos cités par Reuters.

Armicach estime que ce sont des millions d’araignées qui ont créé ces toiles, un phénomène rare au Moyen-Orient.

Capture d’écran d’une vidéo d’une Tétragnathe étirée (Capture d’écran : You/Tube)

Toutefois, ces tentures remarquables et l’équilibre écologique qui les a créés ne durera pas très longtemps. Avec l’approche de l’hiver, la chute des températures tuera les moustiques et, privées de nourriture, les araignées disparaîtront également.

« Tétragnathe étirée » est tiré du mot latin Tetragnatha qui signifie « à quatre dents ». Les araignées s’accouplent à la fin de l’été et on les trouve habituellement dans les endroits humides, dans les marais et elles se nourrissent d’insectes volants.

Ceux qui sont inquiets face à l’idée de millions d’araignées errantes dans la forêts pourront peut-être se réconforter à la pensée que ces dernières sont à peine plus grande que le bout d’un doigt, et qu’elles ne sont pas venimeuses.