Le 27 juin 1976, le vol 139 d’Air France décolle de l’aéroport international Ben Gurion à destination de Paris. Parmi les passagers, ont embarqué quatre terroristes appartenant au groupe du Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) – deux Palestiniens et deux Allemands.

La suite des événements est entrée dans la grande Histoire : l’opération audacieuse israélienne à Entebbe, la mort de Yoni Netanyahu, le courage du personnel d’Air France…

Suite à l’ouverture récente des archives diplomatiques françaises, Le Monde est parti à la recherche de détails jusque là oubliés, en offrant un Grand format visuel très travaillé.

Si ce grand format permet de se replonger dans cette histoire, en y intégrant une complexité que le côté sensationnel de l’événement avait pu gommer, on y apprend parfois des scoops… qui n’en sont pas.

Extrayant des archives des documents relatifs à la mort d’otages durant la libération de l’avion, Le Monde « révèle » que deux d’entre eux seraient en fait victimes de balles israéliennes, déconstruisant ainsi l’image d’une opération parfaite.

Mais de fait, cette réalité est connue depuis longtemps, et de la propre famille de la victime, comme le rapportait le Times of Israel lors de la cérémonie s’étant tenue à Entebbe cet été.

« Jean-Jacques avait 20 ans quand il est mort. Lorsque les premiers commandos israéliens ont pris d’assaut l’aéroport, il s’est sans doute levé rapidement et s’est retrouvé pris entre deux feux, a expliqué sa sœur. Par la suite, ils ont trouvé six balles dans son corps, provenant des armes des deux terroristes et des troupes israéliennes ».

Autre « révélation » déjà connue, la participation du Kenya en soutien à Israël gardée secrète pendant quelques années pour ne pas nuire aux relations du pays avec ses partenaires.

L’ambassadeur israélien au Kenya a déclaré lui-même qu’Israël était « redevable à jamais » du Kenya en amont d’une visite récente de Benjamin Netanyahu.

Mais selon les archives étudiées par le quotidien du soir, l’Allemagne et la Grande-Bretagne auraient également apportées leur aide en amont de l’intervention israélienne.

Il apparaîtrai également, grâce à la correspondance diplomatique entre l’ambassadeur de France et sa chancellerie, que les autorités ougandaises n’étaient pas au courant à l’avance de l’arrivée de l’avion détourné. Amin Dada semble ainsi lavé des soupçons de complicité avec les terroristes pesant sur lui.