D’après les services de sécurité israéliens, l’année 2014 démarre sur les chapeaux de roue avec une forte augmentation des attaques en provenance de l’enclave palestinienne, après un an de calme à la frontière avec la bande de Gaza.

En janvier, les tirs de roquettes ont triplé, par rapport aux moyennes de l’année 2013.

On compte 20 tirs de mortiers et de roquettes sur le sud d’Israël, deux engins explosifs envoyés depuis la frontière entre Gaza et Israël. Mais aussi, deux incidents au cours desquels l’armée israélienne a tenté d’empêcher des activistes de lancer des roquettes.

D’après le quotidien Maariv, la plupart de ces attaques a été menée par des groupes basés à Gaza et voulant saper l’autorité du Hamas.

Si le Hamas s’est abstenu d’attaquer directement Israël pour éviter une nouvelle invasion israélienne de la bande de Gaza, il a été moins efficace dans la prévention de ces attaques. Forte de 900 personnes, l’unité déployée par le Hamas en juillet dernier le long de la frontière avec Israël pour empêcher les tirs de roquettes, a finalement été retirée.

D’après des sources à Gaza, cette décision a été prise suite aux frappes aériennes menées par Israël le 30 janvier. Ces frappes avaient été ordonnées en représailles à un tir de roquette visant la ville de Netivot.

La semaine dernière, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a averti le Hamas que le « prix à payer serait lourd » pour de telles attaques.

Si les attaques venaient à continuer, le ministre des Renseignements Yuval Steinitz a déclaré le 1er février que l’armée israélienne envahirait la bande de Gaza et renverserait le gouvernement du Hamas. « Si les tirs de roquettes ne cessent pas, nous n’aurons pas le choix : nous retournerons à Gaza pour éliminer le Hamas et nous ferons en sorte que l’Autorité palestinienne reprenne le contrôle de l’enclave », a-t-il ajouté.

Mise en place en juillet dernier, la force anti-roquette déployée par le Hamas comptait 600 hommes à l’origine et a été renforcée de 300 hommes supplémentaires – soulignant la volonté du Hamas d’éviter une nouvelle escalade de violence avec Israël.

L’ordre de retrait semble donc indiquer un changement de stratégie de la part du Hamas.