Les événements récents en Europe et en particulier l’attaque vendredi à Paris d’un supermarché casher, sont susceptible de déclencher un nouvel exode en Israël des Européens, en particulier les Juifs français, selon Haaretz.

Les professionnels du secteur de la construction en Israël prédisent une vague d’achats immobiliers semblable à celle de 2005-2006, tant pour les nouveaux immigrants que pour les Juifs de la diaspora désirant une résidence secondaire où ils pourraient s’échapper si la situation venait à s’aggraver.

Roni Cohen, de la société Eldar Real Estate Marketing, indique qu’il a déjà ressenti ces derniers mois une hausse de la demande parmi les 500 000 Juifs de France, dont la moitié vivent dans la région parisienne.

Après l’attaque commise sur le Musée juif à Bruxelles en mai dernier, Eldar – qui commercialise des projets immobiliers haut de gamme – a mis en place une nouvelle unité de commercialisation dédiée aux acheteurs étrangers.

Une enquête d’opinion du ministère des Finances a révélé qu’environ 40 % des résidents étrangers achètent des biens immobiliers en Israël dans un souci d’investissement, 25 % le font comme un refuge contre l’antisémitisme, et les 35 % restants dans le cadre d’une immigration.

En 2014, les Juifs français représentaient 29 % de l’ensemble des acheteurs étrangers du marché, contre 16 % d’Américains selon le Bureau Central de Statistiques.

Aujourd’hui, les achats immobiliers tendent à se démocratiser. Des familles françaises de la classe moyenne sont prêtes à vendre leur résidence en France pour financer leur acquisition en Israël.

Une nouvelle tendance réside également dans la diversification des lieux de résidence : les Français seraient désormais prêts à acheter partout et plus seulement à Netanya, Ashdod et Raanana.