Suite à la tuerie de Charlie Hebdo et à l’ampleur suscitée par l’affaire dans les médias et auprès de l’opinion publique, les responsables politiques et judiciaires français ont appelé de concert les médias à la prudence dans la diffusion de l’information.

« Je demande aux organes de presse d’être particulièrement prudents sur le type d’informations et de messages diffusés sur vos ondes, parce que toute information peut aussi mettre en cause le travail d’enquête et comporter des risques », a indiqué Manuel Valls, à l’issue d’une réunion de crise à l’Élysée, rassemblant autour du président de la République, l’ensemble des responsables concernés par l’attentat à Charlie Hebdo.

« Hier soir, cette nuit, ce matin, circulent des informations, souvent sur la toile, mais aussi sur vos ondes, qui peuvent nuire au travail des forces de l’ordre. L’information est totalement libre, les questions sont légitimes, mais j’en appelle vraiment à la responsabilité de chacun », a poursuivi le chef du gouvernement.

Auparavant, lors d’une conférence de presse à la préfecture de police de Paris, le procureur de la République, François Molins, à souligné la nécessité de la confidentialité de l’enquête en appelant également « à la responsabilité des médias ».

Un autre point presse aura lieu « dès qu’il sera possible de donner de nouvelles informations sans compromettre l’enquête », a-t-il ajouté.

Hier soir, devant les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’était également adressé aux médias : « J’appelle chacun à la responsabilité car la diffusion d’informations aléatoires, approximatives, est de nature à compliquer le déroulement de cette enquête et à retarder son dénouement ». Cette annonce faisait suite à l’information erronée d’un journal affirmant l’interpellation des suspects.

En attendant, c’est pas gagné :