Le Grand Rabbinat d’Israël a ordonné qu’un lot de vodka Trump soit retiré de la vente, car il semblerait que la certification casher soit problématique.

La production de la bouteille dorée, au nom du président élu américain, a été interrompue en 2011 mais elle est toujours vendue en Israël sous licence, parce qu’elle est plébiscitée par les amateurs de vodka durant les fêtes de la Pâque juive.

Dans la dernière mise à jour de la casheroute publiée lundi, le Grand Rabbinat a annoncé qu’un lot d’alcool a été importé sans avoir reçu la licence adéquate.

Bien que les bouteilles arborent le label casher internationalement reconnu du Badatz Igud Rabbonim de Manchester et celui du Grand Rabbinat d’Israël, les bouteilles n’ont pas reçu l’autorisation du département des importations du Rabbinat qui fait la liaison entre les autorités rabbiniques de casheroute nationales et étrangères. Ils ont donc ordonné que les bouteilles portant le code L34211120 « soient retirés des étagères ».

Bien qu’elle porte le tampon du Grand Rabbinat, tous les produits importés doivent également avoir une étiquette du département des importations qui liste la détail de la production.

Image d'un spot publicitaire pour la vodka Trump. (Crédit : capture d'écran Youtube)

Image d’un spot publicitaire pour la vodka Trump. (Crédit : capture d’écran Youtube)

La vodka Trump a été introduite en 2006 avec l’accroche « le succès distillé », et commercialisée comme une vodka haut de gamme qui « impose le même respect et la même admiration que le patrimoine international de Donald Trump lui-même. »

Cette vodka n’est plus disponible ailleurs, mais elle reste disponible à la vente en Israël, particulièrement à la Pâque juive, parce qu’elle est fait à base de pomme de terre et non pas de houblon. Elle est donc la seule option adéquate pour ceux qui observent les restrictions alimentaires de cette fête.

Le mois dernier, le Grand Rabbinat de Jérusalem a été accusé d’utiliser des certifications de cacheroute pour empêcher la concurrence. Elle a retiré la certification d’un importateur du whisky Jack Daniels, mais a laissé la licence à l’importateur officiel de l’alcool, bien que le whisky vendu par ces deux importateurs semble provenir du même site de fabrication et porte la certification de l’organisme américain Orthodox Union, connu sous son acronyme OU.

Selon la loi israélienne, les produits alimentaires ne peuvent être importés qu’à la condition qu’ils soient approuvés par le rabbinat, qu’ils soit certifiés casher par une autorité rabbinique étrangère ou non. Donc, en retirant la certification d’un importateur concurrent, le rabbinat est effectivement en mesure de créer des monopoles et de maintenir des prix élevés.

Le Grand Rabbinat a été accusé de bloquer des produits casher pour promouvoir les intérêts d’importateurs concurrents, pour des produits tels que Nutella ou la bière Corona.