Des mesures de réduction des coûts au sein des banques israéliennes entraîneront une réduction de 12 % de leurs effectifs entre 2016 et 2020, a annoncé dimanche Heda Ber, qui supervise les banques pour la Banque d’Israël pendant une conférence à Tel Aviv.

« Les banques mettent en place d’importants programmes de rationalisation pour les années 2016 – 2020, qui entraîneront d’importantes économies, de plus d’un milliard de shekels par an à la fin de la mise en œuvre des programmes », a déclaré Ber pendant la conférence Globes Israël Business.

« Les économies seront directement dirigées vers des améliorations technologiques, dont bénéficieront les clients des banques sous la forme d’une plus grande commodité de leur interface avec la banque, et de dividendes accrus, qui bénéficieront à la population via ses fonds de retraite, et des coûts réduits », a déclaré Ber.

Le département de supervision des banques avait ordonné il y a un an aux banques israéliennes de prendre des mesures pour être plus efficaces, suite au fait que les bailleurs de fonds locaux étaient plus chers et moins efficaces que leurs homologues de l’OCDE.

Distributeurs d'argent de la banque Hapoalim (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Distributeurs d’argent de la banque Hapoalim (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En conséquence, les banques ont mis en place des programmes dits de rationalisation par lesquels « environ 5 100 employés quitteront le système bancaire entre 2016 et 2020, par des départs volontaires ou naturels (dont la plupart ne seront pas remplacés) », a déclaré Ber, selon une transcription de ses propos envoyée par e-mail.

« Ceci représente une réduction brute de 12 % de la main-d’œuvre du système bancaire. »

De plus, le déploiement des agences sera modifié, et d’ici 2020 le nombre d’agences bancaires en Israël sera réduit d’environ 20 %, a-t-elle déclaré, et les banques interagiront plus de manière numérique avec leurs clients.

« Rationaliser le système bancaire est essentiel pour diminuer le coût du service pour le public et garantir que le système bancaire reste résilient face à des changements futurs, et qu’il peut s’ajuster à un monde compétitif et technologique », a déclaré Ber.